Trois tombes ont été profanées au cimetière municipal central de Port-Gentil, le 4 septembre 2019. Les vandales ont emporté avec eux les ossements des défunts.

Une des trois tombes profanées. © Gabonreview

 

Vue des tombes après le passages des “visiteurs”. © Gabonreview

Trois tombes ont été profanées dans la nuit du 4 septembre au cimetière municipal central dans le 2e arrondissement de la commune de Port-Gentil. Selon les propos du gardien, les déterreurs se sont particulièrement intéressés aux tombes uniquement recouvertes d’une couche de béton. Celles qui sont entièrement recouvertes de terre ont été épargnées par les vandales qui ont sorti les cercueils et extrait des ossements humains.

«On a constaté que les tombes ont été cassées, entre 6 et 7 heures du matin quand je faisais la ronde pour surveiller», a expliqué Guy Mendome, gardien au cimetière central. «Et là, j’ai découvert qu’il y’avait trois tombes qu’ils ont cassées. Ils ont sorti les cercueils et ont emporté avec eux les ossements des défunts. Aussitôt j’ai fait part de cette situation à ma hiérarchie et à la police. Ils sont venus constater le désastre», a-t-il ajouté.

 Les habitudes dit-on, ont la peau dure. Malgré le scandale qu’avait suscité la profanation des cimetières au Gabon il y a quelques années et l’arrestation de plusieurs personnes, la profanation des tombes continue comme le témoigne cet épisode du cimetière municipal central de Port-Gentil. «Les malfrats ont cassé tous les lampadaires pour mieux opérer dans la nuit. Ils ont fait ce boulot sans attirer l’attention des gardiens de nuit. Mais c’est regrettable», a déclaré Guy Mendome qui estime que ce sont des habitués de ce lieu qui ont profané les tombes.

À Port-Gentil, l’on soutient que ces profanations donnent le signal de l’horreur qui s’installe, du piétinement du droit, des valeurs, des philosophies traditionnels et du respect dû aux morts. Si la police a ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances de cet acte, la mairie quant à elle, a procédé au renforcement des unités de surveillance pour ne plus qu’un tel acte se répète.

 
 

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