L’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (Aninf) a lancé, le 20 janvier, une campagne de sensibilisation sur la cybercriminalité pour prémunir la population sur les risques et les affres de ce phénomène. Elle s’étend jusqu’au 6 février.

L’Aninf a lancé une campagne de sensibilisation pour protéger la population de la cybercriminalité, nouvelle forme de criminalité et de délinquance, se distinguant des formes traditionnelles en ce qu’elle se situe dans le «cyberespace». © Elnur-Fotolia

 

L’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (Aninf), acteur majeur du gouvernement gabonais dans la mise en place de la stratégie nationale en matière de développement du numérique, a lancé, le 20 janvier, une campagne de sensibilisation de la population contre la cybercriminalité. L’objectif est de protéger la population de cette nouvelle forme de criminalité et de délinquance qui se distingue des formes traditionnelles en ce qu’elle se situe dans un espace virtuel, le «cyberespace».

Avec le développement fulgurant de l’Internet dans le pays, la cybercriminalité est, en effet, devenue une menace persistante. Du 20 janvier au 6 février, l’Agence entend donc prévenir la population sur ce qu’elle risque en cas d’attaques. Durant cette période, on expliquera aux utilisateurs des téléphones, des ordinateurs, des tablettes, entre autres, les bons réflexes qu’ils doivent développer pour éviter les pièges tendus par les personnes malveillantes ou pirater.

Partant du simple fait que le Système informatique (SI) de l’État gabonais subit, selon l’Aninf, 50.000 tentatives d’accès frauduleux, bloqués par semaine, il est plus qu’impérieux de sensibiliser la population sur les méfaits de cette forme de criminalité aux conséquences incalculables. Ceci d’autant plus qu’en 2018, selon toujours l’Aninf, le Gabon subissait une attaque d’Anonymous qui a eu pour conséquence la perturbation de plus de 50% des sites web gouvernementaux, durant 72heures.

L’Aninf espère amener les Gabonais à faire un usage approprié et sécurisé des Technologies de l’information et de la communication (TIC). «Il n’est donc pas question de dissuader les Gabonais de faire usage de ces outils», soulignent les porteurs de cette campagne, en ajoutant qu’il s’agit de faire prendre conscience aux populations gabonaises des dangers qu’ils encourent au regard du nombre croissant de victimes sur toile, dans le pays et aussi dans le monde. Or, la clé de ces entourloupes demeurant l’ignorance des risques liés aux TIC.

L’Agence précise que la cybercriminalité est une infraction commise via les réseaux informatiques ou de communication (ordinateurs, téléphones, tablettes, etc.). Elle comprend les atteintes aux personnes et aux biens. Les atteintes aux personnes reposent sur la diffamation, les injures, la diffusion de photos intimes d’une personne, l’incitation à la haine, l’atteinte à la vie privée, etc. Quant aux atteintes aux biens, ils se focalisent sur le téléchargement illégal, l’intrusion dans les systèmes informatiques, la violation des propriétés intellectuelles, le vol de données bancaires, etc.

 
 

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