La mairie de Libreville poursuit la traque des opérateurs économiques, dont les structures s’écartent des normes d’hygiène et de salubrité. Le 14 novembre, contre toute attente, un contrôle inopiné, mené conjointement avec le parquet dans certains établissements hôteliers de la capitale a mis à nu des irrégularités pouvant directement impacter la santé des consommateurs.

L’Inspecteur général municipal, Armand Dagraça, vérifiant la qualité des produits dans certaines cuisines des structures hôtelières de renom à Libreville. © Maire de Libreville

 

© Maire de Libreville

Après les épiceries dans lesquelles l’Inspection générale municipale a découvert de nombreux produits impropres à la consommation, le tour est revenu aux structures hôtelières de la ville. Le Radisson Blu et le Méridien ont particulièrement été au centre de cette opération menée le 14 novembre, en compagnie du procureur de la République et de ses services.

«Le rôle de la mairie de Libreville est de protéger le consommateur», assurent les responsables de l’Hôtel de Ville. C’est dans cette optique qu’une vaste opération de contrôle sanitaire et alimentaire a été menée dans plusieurs structures hôtelières et de vente de produits alimentaires afin de s’assurer de la qualité des services vendus à la population. Selon les autorités municipales, «cette opération a pour objectif d’évaluer le respect des normes et bonnes pratiques d’Hygiène alimentaire (BHA) afin de garantir, d’une part, un niveau élevé de protection de la santé et de l’Environnement, et d’autre part, d’avoir la traçabilité et la validité des produits utilisés et servis aux consommateurs».

La surprise a été de taille au cours de ces contrôles ! Ce fut presque de l’horreur dans les cuisines de certaines enseignes bien connues, courues et très respectées. Si ce ne sont pas des produits périmés et exposés à des températures favorisant davantage la détérioration, la cuisine elle-même ressemblait, à s’y méprendre, à une «porcherie».  «C’est à croire que c’est vraiment Dieu qui nous protège !», s’est exclamé un journaliste témoin de la scène.

Tomates, bananes, viandes, etc. tout est mal conservé. Il y a même de boue accumulée dans certaines cuisines. L’équipe des procureurs conduite par le procureur de la République adjoint, Perrine Ada, et celle des agents de l’Inspection générale municipale, conduite par Armand Dagraça, ont permis de se rendre compte de l’état d’insalubrité et de la qualité des produits vendus dans plusieurs structures hôtelières et d’alimentation générale de Libreville.

Au regard de ce qui précède, on se demande ce que font régulièrement l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) et la Direction générale de la Concurrence et de la consommation (DGCC). À quoi servent-elles, en définitive ? «Elles s’intéressent seulement aux petits commençants qui se battent pour survivre où alors elles ont été simplement corrompues par les grandes structures et enseignes», a déclaré un membre de la délégation sous anonymat.

Selon des sources internes du Radisson Blu, ces contrôles sont faits à la va-vite et dans la confusion. «Sur du sucre, les contrôleurs ont, par exemple, confondu la date de fabrication et la date de péremption. De toutes façons, ils viennent avec des préjugés», explique un agent du Radisson Blu.

En attendant que le dossier soit mieux examiné, devant l’urgence de la situation, la mission a décidé de fermer certaines structures et d’intensifier ces contrôles afin de dénicher les entités non conformes.

 
 

2 Commentaires

  1. FINE BOUCHE dit :

    Aux prix ou sont les chambres, tout est factice dans ce pays.

  2. moundounga dit :

    Bjr. Autant l’on peut sur la forme se féliciter de l’initiative portant inspection de ce type de structures, autant c’est du déjà vu et du déjà connu. Les autorités de ce pays le savent. l’hygiène n’est pas la chose la mieux partagée dans ce pays. La preuve: nous achetons pour près de 400 milliards pour consommer c’est une preuve de manque d’hygiène financière. Amen .

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