Bien que déterminé à poursuivre ses actions, le coordonnateur général du Samu social a fait part d’une situation inquiétante qui plombe les activités de la structure dont il a la charge. Plus rien ne va !

Wenceslas Yaba (en veste) et ses collaborateurs. © D.R

 

Perçu comme un appareil de réduction de la pauvreté et de la mortalité au Gabon, le Samu social ne semble plus en mesure de remplir pleinement ses missions. C’est du moins la triste réalité dépeint par son coordonnateur général, dans un récent post sur Facebook. A en croire Wenceslas Yaba, lui et ses collaborateurs accumulent 10 mois de salaires impayés.

 «Les médicaments gratuitement, les vêtements gratuitement, les laboratoires d’analyses médicaux gratuitement, les échographies et les électrocardiographies, des couveuses mobiles, des milliers de lunettes gratuites (…) y compris les ambulances gratuitement», a indiqué Wenceslas Yaba.

A titre personnel, le patron du Samu social dit avoir donné depuis 2016, quatre fois par semaine, une partie de ses médicaments aux hôpitaux du pays sur l’ensemble du territoire. «J’ai accepté de me retrouver seul sans appui avec ce Samu social, il n’était pas question de mettre la vie de 500 gabonais par jour sur l’ensemble du territoire. Ce sont donc des sacrifices financiers au-delà de l’inimaginable qui ont été fait», a-t-il affirmé, regrettant de fait des sacrifices non récompensées.

Selon Wenceslas Yaba, ses efforts et ceux de ses collaborateurs sont torpillés, notamment par les Douanes gabonaises. «Depuis trois ans que des dizaines de containers rentrent ici en mon nom, en ma qualité d’humanitaire, les services de Douanes ont toujours et toujours été très professionnels», a-t-regretté.  «Comment peuvent-ils subitement alors que les médicaments sont aujourd’hui notre seul ressource de travail, les bloquer au port alors que depuis trois ans c’est près de 40 container du même expéditeur?», s’est-il interrogé, dénonçant un «énième blocage».

Se refusant «de participer à des décès évitables en masse», Wenceslas Yaba ne compte pas baisser les bras pour la survie du Samu social. Cependant, du côté de Port-Gentil, l’antenne régionale inaugurée en avril dernier a fermé ses portes. Entre salaires impayés et rupture d’approvisionnement en médicaments, les employés ont rendu leurs blouses au désarroi des populations les plus démunies.

 
 

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