Selon la direction générale de la Concurrence et de la consommation (DGCC), plus de 40 milliards de francs CFA sont injectés mensuellement dans l’économie pour contrer les effets de la vie chère. Des efforts qui ne suffisent pourtant pas à endiguer ce phénomène.

Le gouvernement injecte, mensuellement, dans l’économie et en faveur des ménages, un montant de 40 milliards de francs CFA pour les soutenir contre la vie chère. © D.R.

 

Face à la problématique de la vie chère qui meuble les débats dans les foyers, le directeur général de la DGCC a récemment expliqué les efforts de l’État pour aider les ménages à résister au choc de la hausse des prix. Emmanuel Eyeghe Nze s’est exprimé lors de l’émission «Décryptage» sur Gabon 24, au cours de laquelle il a annoncé la révision de la mercuriale, à partir  de ce mois d’avril.

Si le commun des ménages ne ressent pas forcément les efforts fournis par les pouvoirs publics pour étouffer la vie chère, il n’en demeure pas moins que le gouvernement injecte mensuellement dans l’économie 40 milliards de francs CFA. Selon Emmanuel Eyeghe Nze, ce montant prend en compte 96 produits de première nécessité présents sur la mercuriale publiée en 2012 par la DGCC (après adoption par le gouvernement).

«Cette mercuriale, souvent renouvelée, a toujours été élaborée de commun accord avec les principaux acteurs de lutte contre la vie chère  à savoir : la DGCC, les syndicats de commerçants, et les associations de consommateurs, pour éviter des malentendus stériles», a expliqué Emmanuel Eyéghé Nze. Ce dernier assure par ailleurs que l’initiative de la révision de la mercuriale par le gouvernement a pour objectif de permettre aux foyers économiquement faibles, d’avoir un panier de la ménagère bien garni et capable de répondre aux besoins de chaque foyer.

Malheureusement, l’application de cette nouvelle grille ne satisfait pas toujours les opérateurs économiques. Ces derniers estimant que les prix homologués ne prennent pas en compte les difficultés d’acheminement des produits vers les zones reculées, et en conséquence le coût élevé du transport. D’autres difficultés énoncées sont relatives à l’augmentation récurrente du tarif des carburants, des contrôles policiers, douaniers, etc.

Emmanuel Eyeghe Nze a invité la population à dénoncer les opérateurs qui ne respectent pas cette mercuriale. «Un numéro vert gratuit, 8085 est disponible de 7h30 à 18h les jours ouvrables. Si le consommateur constate une augmentation abusive d’un produit contenu dans la mercuriale, ou bien que la mercuriale n’est pas affichée dans un magasin concerné, il peut appeler sur ce numéro et nous donner toutes les informations nécessaires pour que l’opérateur économique indélicat soit sévèrement puni par la loi en vigueur», a-t-il conclu.

 
 

4 Commentaires

  1. AKUE MEDZEGUE MICHEL ROSTAND dit :

    À mon emble avis, je pense qu’au lieu de continuer d’injecter des fonds pour soutenir les ménages face à l’inflation dans nôtre pays, les autorités pourraient mettre en oeuvre des politiques pour baisser les prix. En effet, si l’on se réfère à la théorie monétariste, le fait d’injecter des fond, ne fais qu’aggraver l’inflation, car elle provoque une hausse généralisée des prix.
    Revenons dans la réalité, au début des années 2000, je me rappelle que la boîte de sardine coûtait environ 250 Fcfa au Gabon et les salariés percevaient moins d’argent à cet époque. Aujourd’hui, le prix de la boîte de sardine a quasiment doublé comme celui de la majorité des produits, en particulier des produits alimentaires. Malgré que leur revenus aient augmenté, les salariés, voire les gabonais en général n’ont pas vu leur pouvoir d’achat augmenter.
    Donc, je propose à l’État gabonais d’agir sur les prix et non sur les revenus.

  2. JACK dit :

    VOUS ME FAITES RIRES, FRANCHEMENT…VOUS AVEZ DU CULOT POUR VENIR DIRE ICI QUE VOUS INJECTE DES SOUS POUR CONTRER LE PHENOMENE DE LA VIE CHER DANS CE PAYS.. C’EST UN POISON D’AVRIL POUR MOI LA PREUVE VOUS PARLEZ UN NUMERO VERT..LOL
    JE COMPRENDS QUE CE PAYS N’A PLUS DE DIRIGEANT AYANT UNE CONSCIENCE PERSONNELLE ET INTELLECTUELLE.

    LES ECONOMISTES DANS CE PAYS IL EN EXISTENT MAIS PERSONNE DU GOUVERNEMENT NE VEUT VRAIMENT EN FAIRE BON USAGE DES TETES PENSANTES DE CE PAYS..
    LES ETRANGERS Y SONT LA QUE POUR PRENDRE L’ARGENT ET JE NE VOIS PAS OU VOUS METTEZ CET ARGENT ET POUR QUELS MATIERES PREMIERES ?

    VOUS ETES UNE HONTE POUR LE GABON DE MAINTENANT

  3. BNC dit :

    Les pouvoirs publics se sont véritablement préoccupés de la problématique de la vie chère depuis 2012 en prenant des arrêtés ministériels portant blocage des prix des produits considérés comme de première nécessité ou de consommation courante.

    Sept ans plus tard, les résultats ne sont pas encourageants et la bonne approche convient à se demander pourquoi en se posant les bonnes questions.

    1- quelle est l’approche méthodologique adoptée par l’administration et ses partenaires pour cerner le problème et tenter de le circonscrire?

    2- Avant de lancer les opérations en 2012 , l’administration a-t-elle fait un état des lieux de la situation globale du phénomène de la hausse des prix en cernant l’ensemble des éléments qui y concourent ?

    3- L’administration a -t elle les moyens humains , matériels, technologiques, système d’informations et autres pour s’assurer que les informations dont elle dispose ou qui lui sont communiquées sont fiables avant de suivre et d’évaluer les initiatives prises?

    4- La problématique de la vie chère concernant plusieurs départements ministériels, y a t-il synergie dans l’appréhension du phénomène et les solutions pour le circonscrire?

    De la réponse à ces interrogations dépendront les résultats des initiatives prises pour endiguer le phénomène de la vie chère au Gabon.

    Depuis 2012 , le budget de l’Etat s’est effectivement privé de droits de douane sur les produits listés se chiffrant en milliards de FCFA.Des allègements du coût du passage portuaire ont également été consentis.

    Pourquoi ces réductions de coût qui devraient en principe se répercuter en baisse au niveau du prix de vente au consommateur final ne profitent pas au consommateur?

    Lorsque l’administration sera techniquement capable d’expliquer cette situation, elle fera un grand pas vers la compréhension de l’état d’esprit des ses partenaires et de ce qui se passe réellement sur le terrain.

    Quelque soit la méthodologie adoptée, l’examen préalable, minutieux et fiable de chaque élément de la structure du prix des produits retenus est un des éléments fondamentaux de l’analyse.

    Cabinet Business Nkembo Consulting

  4. le nouveau dit :

    Chaque mois voit une nouvelle Administration demander son tribut aux importateurs
    Demandez le détail des couts à l’import et vous comprendrez pourquoi les prix sont élevés dans notre cher Gabon
    Personne ne changera le prix intertnational
    mais nos couts locaux doivent être baissés

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