Ouvrant leur campagne d’appel au soutien des responsables d’institutions constitutionnelles, les partenaires sociaux ayant pris part aux travaux  de conception du nouveau Code du travail ont rencontré, jeudi, René Ndemezo’o Obiang à qui ils ont exprimé leurs principales préoccupations quant aux carences dudit document, pour une meilleure protection du travailleur.

Pour les partenaires sociaux, le travailleurs gabonais doit être le principal bénéficiaire du nouveau Code du travail (illustration). © D.R.

 

Sortis peu satisfaits des travaux de révision de l’ancien Code du travail, les partenaires sociaux sont déterminés à faire entendre leurs revendications déjà exprimées, le 25 août dernier, à l’occasion de la restitution officielle des travaux visant la réforme de ce document qui, selon eux, présente encore quelques manquements. Pour les partenaires sociaux, en effet, il aurait fallu modifier tous les 460 articles au lieu des seuls 250 révisés lors des travaux.

«Nous exhortons le gouvernement et les institutions à prendre en compte les motivations, et la réécriture de certains articles, sur la base des recommandations et les commentaires des travailleurs», avait alors déclaré Philippe Djoula, secrétaire général de la Confédération syndicale du Gabon (Cosyga).

Ce jeudi 5 septembre, ils ont entrepris de rencontrer René Ndemezo’o Obiang, le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), qu’ils ont convaincu de la nécessité de mettre les intérêts du travailleur au centre du nouveau Code du travail.

«Le Code du travail a pour vocation de protéger le maillon faible du dialogue social qu’est le travailleur, de préserver les acquis sociaux et la dignité du travailleur», estime Sylvain Mayabi Binet, secrétaire général de l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep).

Ravi de l’approche des représentants des partenaires sociaux, le président du CESE leur a assuré qu’il en faisait «une préoccupation majeure». Aussi, s’est-il engagé à saisir dans les plus brefs délais le gouvernement pour que celui-ci fasse parvenir à l’institution dont il a la charge le nouveau code en vue de son examen.

Pour espérer se faire entendre, les partenaires sociaux envisagent de rencontrer d’autres responsables d’institution.

 
 

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