Marc Ona est convaincu que la justice gabonaise est «instrumentalisée». L’activiste en veut pour preuve l’épisode Paulette Akoly, l’ancienne présidente de la Cour d’appel de Libreville, et certaines nominations survenues à l’issue du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), le 22 novembre à Libreville.

Le secrétaire exécutif de Brainforest – Section Gabon, Marc Ona Essangui. © D.R.

 

La justice gabonaise est «instrumentalisée» ! C’est la conclusion à laquelle est parvenu l’activiste Marc Ona, après le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), le 22 novembre à Libreville. «Ce qui se passe au sein de l’appareil judiciaire au Gabon sous le règne d’Ali Bongo est inimaginable», a-t-il écrit dans un post sur Facebook.

Le secrétaire exécutif de Brainforest a illustré cette «instrumentalisation» par plusieurs faits, dont la suspension, en août, de Paulette Akoly. L’ancienne présidente de la Cour d’Appel de Libreville avait jugé recevable la plainte du collectif Appel à agir contre Ali Bongo. «L’opinion attendait la mobilisation de la corporation pour dénoncer cette décision inique, en vain. Beaucoup de magistrats ont oublié qu’ils ouvraient la boîte de Pandore pour consacrer l’insécurité judiciaire à leur encontre», a souligné l’acteur de la société civile.

L’«instrumentalisation de la justice», Marc Ona l’explique également par les nominations du dernier CSM. Nommée en remplacement de Paulette Akoly Ayo Mba, Marie Blanche Boubendje Ngondet épouse Mbabiri n’a pas pris ses fonctions qu’elle a été limogée. Le même sort a été réservé à Juste Ambourouet Ogandaga et Nancy Engandzas Iwenga épouse Safiou, nommés respectivement juge d’instruction au Tribunal de Libreville et présidente la chambre du tribunal correctionnel spécial.

«Sur quelle base ces nominations ont-elles été effectuées ? Sur quelles appréciation et évaluation, les mutations de ce jour se sont opérées ?», demande Marc Ona au ministre de la Justice. En attendant d’éventuelles réponses d’Edgard Anicet Mboumbou-Miyakou, l’activiste a demandé au syndicat des magistrats d’«apprécier» la teneur des dernières nominations du CSM.

 
 

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