Afin de réduire significativement les importations de riz, estimées à 70 000 tonnes par an, le Premier ministre s’est dit favorable à la production nationale. Visitant un champ d’expérimentation de production rizicole à Bizango Bi Bere (PK12), le 16 mars à Libreville, Julien Nkoghe Bekale s’est dit prêt à accompagner cette initiative.

Le Premier ministre attentif aux explications de Yonnelle Moukombi sur la production rizicole, le 16 mars 2019 à Bizango Bi Bere (PK12). © Gabonreview

 

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A la tête d’une délégation restreinte, le Premier ministre a visité, le 16 mars à Libreville, un champ d’expérimentation de production rizicole à Bizango Bi Bere, au PK12. Piloté par Yonnelle Moukombi de l’Institut de recherches technologique (IRT), le projet est financé par The Korea-Africa Food and Agriculture Cooperation Initiative (Kafaci), avec le concours du Centre nationale de la recherche scientifique et technologique (Cenarest). Emerveillé par ce qui se fait sur le site, le chef du gouvernement a promis accompagner cette initiative.

«Ma simple présence sur le site est la manifestation du soutien du gouvernement à notre compatriote. Je suis venu ici à l’invitation du ministre d’Etat, chargé de la Recherche scientifique, pour visiter ce champ d’expérimentation de la production rizicole. Notre pays importe près de 70 000 tonnes de riz chaque année. C’est devenu un aliment de base et le gouvernement pense que nous avons la capacité d’infléchir cette tendance en encourageant la production nationale de riz», a déclaré Julien Nkoghe Bekale.

Selon le Premier, cette initiative est un bon signal dans le sens d’une production nationale de riz. «Nous allons l’encourager pour que le ministère de l’Agriculture dispose, en toute saison, de semences de qualité ; et que ses semences soient mises à la disposition des compatriotes qui veulent se lancer dans la riziculture», a-t-il promis.

A travers ce centre d’expérimentation, en effet, la chercheuse de l’IRT souhaite développer la culture du riz au Gabon en rendant disponible, notamment, les variétés améliorées et développées dans le pays. En d’autres termes, elle souhaite que le pays dispose d’une chaine de valeurs performante du riz.

«C’est un signal fort que nous voulons lancer. Nous sommes longtemps restés dans des pays où avec peu de moyens, à l’instar du Mali, on arrive atteindre l’autosuffisance en riz. Ce pays a mis l’accent sur les aménagements, la recherche scientifique… une synergie qui a produit des résultats, que nous voulons reproduire et capitaliser chez nous», a déclaré Yonnelle Moukombi.

A terme, il est question de réduire les importations massives de riz en garantissant une autosuffisance de cet aliment. «Nos terres sont adéquates pour la culture du riz. Nous avions déjà effectué des tests. J’ai participé à la production rizicole avec l’Onader à Bikélé, le vice-président de la République à Mouila…les productions ont été vendues, il n’y a aucun problème. Tout ce que nous souhaitons, ce sont les infrastructures, les moyens et renforcement des capacités pour la sphère agricole», a conclu Yonnelle Moukombi.

 
 

1 Commentaire

  1. Hermann O. dit :

    Voici une jeune gabonaise citée comme référence dans son domaine en Afrique. Battante, elle l’a été pour que cette expérimentation voit le jour. Puissent les autorités compétentes l’acccompagner véritablement dans cet ambitieux projet et non pas simplement faire de la com.

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