L’invitation des membres de la confédération syndicale Dynamique unitaire (DU) aux travailleurs gabonais pour la tenue de l’assemblée générale du 27 avril a reçu un écho favorable auprès des forces de police, qui bien que n’étant pas conviées, se sont pressées d’envahir le site du stade de basket d’Awendjé chargé de grenades lacrymogènes.

En raison du déploiement des policiers sur les lieux, l’AG de Dynamique unitaire n’a pas eu lieu à son siège d’Awendjé, à Libreville. © D.R.

 

L’entrée du stade d’Awendjé, assiégé par les agents des forces de l’ordre. © D.R.

Réunis en assemblée générale le 27 avril dernier à partir de 10 heures, pour décider de la posture à adopter face au mutisme du gouvernement aux revendications de la confédération syndicale Dynamique unitaire, les travailleurs gabonais présents sur le site du stade de basket-ball d’Awendjé ont subi l’assaut des forces de police déployées très tôt sur les lieux pour empêcher la tenue de la réunion.

Cet acte inimaginable au moment où le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale appelle à la promotion d’un «Gabon socialement en paix», suscite plusieurs interrogations, notamment sur les réelles motivations du gouvernement. «Le Gouvernement veut-il réellement le dialogue social ? Comment peut-on empêcher une manifestation syndicale et citoyenne dans un cadre privé et assiéger le siège d’un syndicat ?», s’est interrogé Marcel Libama, dépité, tout en rappelant au régime en place les conditions d’un vrai dialogue social. «Pour que le dialogue social existe, il faut d’abord que le fait syndical ou associatif soit reconnu et que son exercice soit garanti en termes de droits et de moyens».

Condamnant cette attitude qui ne favorise en rien l’accalmie désirée et souhaitée par le pouvoir de Libreville, le bureau national de Dynamique unitaire a attiré l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la violation des locaux et biens syndicau

Les policiers ont fait usage des grenades lacrymogènes pour disperser les syndicalistes résistants. © D.R.

x et sur l’occupation des locaux des syndicats par les forces de l’ordre, sans mandat judiciaire les y autorisant, constituant une grave transgression des paragraphes 178, 179 et 180 sur les libertés syndicales de la cinquième édition révisée de l’Organisation internationale du travail (OIT).

En effet, ces paragraphes stipulent que : «L’inviolabilité des locaux et biens syndicaux constitue l’une des libertés civiles essentielles pour l’exercice des droits syndicaux. L’occupation des locaux syndicaux par les forces de l’ordre, sans mandat judiciaire les y autorisant, constitue une grave ingérence des autorités dans les activités syndicales. L’inviolabilité des locaux des organisations de travailleurs et d’employeurs a comme corollaire indispensable que les autorités publiques ne peuvent exiger de pénétrer dans ces locaux sans l’autorisation préalable des occupants ou sans être en possession d’un mandat judiciaire les y autorisant».

Selon le président de la Dynamique unitaire, Jean Remy Yama, au cours de l’assaut policier subi par les travailleurs gabonais, outre le gaz lacrymogène ingurgité par ces derniers, plusieurs leaders syndicaux ont été interpellés. Des témoins évoquent au total 7 personnes interpellées par les forces de l’ordre (qui ont été libérées quelques heures après), ainsi que 3 blessés légers du côté de l’organisation syndicale.

«Ce qui s’est passé aujourd’hui est une violation flagrante de la loi et cela est inadmissible surtout de la part de la police censée maîtriser la loi», a-t-il déploré, invitant les travailleurs à sortir des bureaux et des claviers d’ordinateur, pour venir défendre leurs droits. «Nos libertés sont en train d’être bafouées. Il faut que nous soyons capables de créer le rapport de force. Arrêtons de penser autrement. Battons-nous».

 
 

7 Commentaires

  1. Essonet dit :

    C’est le Gabon, il n y a rien d’étonnant. Le pays ou le droit n’est pas respecter

  2. Mezzah dit :

    Le pouvoir panique ils vont bientôt décréter un couvre-feu.
    Comme dit Jean Rémy le seul moyen c’est de rester chez soi et paralyser une économie déjà fragile.

    • Gaboma dit :

      C’est ça même. Ne sortons plus BOYCOTTONS les au niveau économique. Ne partons plus travailler pour trois jours et ne consommons pas les produits français. Nous voulons que le pouvoir revienne au peuple, S’ils font la sourde-oreilles et bien de trois jours nous passerons à une semaine de boycotte et si ça continue, LE BOYCOTT continue. ON RESTE À LA MAISON. Remarquons que le FMI et la Banque Mondiale et La France apprécieriont. L’économie est leur talons d’Achille ni plus, ni moins. LE rapport de force c’est ça. Que Dieu bénisse la Gabon.

  3. Paul Mba dit :

    Je n’arrive pas à comprendre que la foule n’arrive pas à maîtriser ces quelques ridicules soldats envoyés par ce régime corrompu. Pourquoi le peuple gabonais n’arrive pas à se soulever comme ça été fait au Burkina Faso ou récemment en Algérie ou au Soudan ? C’est triste de voir un peuple peureux.

  4. JAMES DE MAKOKOU dit :

    En réponse au Compatriote Mr Paul MBA, bonjour et bon dimanche..
    C’est simple a comprendre pourquoi la foule n’y arrive pas au Gabon a destabiliser ce gouvernement, je ne suis pas raciste, mais je pense qu’actuellement il y a tres peu de veritable Gabonais..je veux dire des Gabonais de souche.. car depuis environ 15 ans on naturalise de tout bout de champs pour construire ce donc tu vois en ce moment.. dans les années 80-90.. cela aurait été différents.. remarque que quand on faisait greve en partant des lycées et colleges, les etrangers qui étaient dans nos classes ne grevaient pas et ils rentraient chez eux et c’est pire aujourd’hui car ils sont que les patriotes dans notre beau pays et donc on devrait faire en sorte que ces gens pour avoir la nationalité s’integrent sincerement et même faire en sorte qu’on leurs interdissent les transfert d’argent au BENIN-SENEGAL-MALI-FRANCE-MAROC-TUNISIE-LIBAN-SOMALIE etc….
    C’est mon analyse personnelle..
    Car si vous regardez les autres pays.. qui y arrivent ce phenomene de naturalisation n’existe pas.. Algerie ne naturalise pas facilement, le Soudan, le Burkinafaso, l’Ukraine, la Tunisie non plus..
    Et avec tous ses nouveaux Gabonais ils investissent effictivement dans leurs pays d’origine.. ce qui est aussi mon cas j’ai une triples nationalité .. je parle en consequance, ici je ne vote même pas car je ne suis pas interessé contrairement a mon pays d’origine le Gabon, et des 2 autres pays donc j’ai la nationalité, c’est juste par alliance, et d’ailleurs ma couleur ma couleurs de peau a elle seule est ma carte d’id.
    Donc je conseillerai bien les Gabonais de ne pas continuer a naturaliser comme c’est le cas actuel.. ces naturalisations n’ont pas les memes exigences ici ou dans les autres pays africains et EURO-USA.. chez nous c’est au profits des dictateurs, car ils sont supporté par ces nouveaux “speudo Gabonais..ceux que j’appel les gabonais economique ou d’opportunités et non d’adoption..
    Exple: l’affaire CARLOS GHON.. il est libanais et depuis sa nomination a la tete de NISSAN-RENAULT, ce dernier a massivement investi que dans son pays d’origine qui est autre que le Liban, quand bien même il est Francais et ayant aussi fait ses etudes en france, mais aucun investissement en France, ni au Bresil ou il a aussi un passeport.
    C’est pourquoi en Europe et dans les autres pays ou il y a une bonne Gouvernance .. les naturalisés ne peuvent pas être a des postes comme Chef de cabinet du PR, ou des ministres et encore moins m

  5. JAMES DE MAKOKOU dit :

    En réponse au Compatriote Mr Paul MBA, bonjour et bon dimanche..
    C’est simple a comprendre pourquoi la foule n’y arrive pas au Gabon a destabiliser ce gouvernement, je ne suis pas raciste, mais je pense qu’actuellement il y a tres peu de veritable Gabonais..je veux dire des Gabonais de souche.. car depuis environ 15 ans on naturalise de tout bout de champs pour construire ce donc tu vois en ce moment.. dans les années 80-90.. cela aurait été différents.. remarque que quand on faisait greve en partant des lycées et colleges, les etrangers qui étaient dans nos classes ne grevaient pas et ils rentraient chez eux et c’est pire aujourd’hui car ils sont que les patriotes dans notre beau pays et donc on devrait faire en sorte que ces gens pour avoir la nationalité s’integrent sincerement et même faire en sorte qu’on leurs interdissent les transfert d’argent au BENIN-SENEGAL-MALI-FRANCE-MAROC-TUNISIE-LIBAN-SOMALIE etc….
    C’est mon analyse personnelle..
    Car si vous regardez les autres pays.. qui y arrivent ce phenomene de naturalisation n’existe pas.. Algerie ne naturalise pas facilement, le Soudan, le Burkinafaso, l’Ukraine, la Tunisie non plus..
    Et avec tous ses nouveaux Gabonais ils investissent effictivement dans leurs pays d’origine.. ce qui est aussi mon cas j’ai une triples nationalité .. je parle en consequance, ici je ne vote même pas car je ne suis pas interessé contrairement a mon pays d’origine le Gabon, et des 2 autres pays donc j’ai la nationalité, c’est juste par alliance, et d’ailleurs ma couleur ma couleurs de peau a elle seule est ma carte d’id.
    Donc je conseillerai bien les Gabonais de ne pas continuer a naturaliser comme c’est le cas actuel.. ces naturalisations n’ont pas les memes exigences ici ou dans les autres pays africains et EURO-USA.. chez nous c’est au profits des dictateurs, car ils sont supporté par ces nouveaux “speudo Gabonais..ceux que j’appel les gabonais economique ou d’opportunités et non d’adoption..
    Exple: l’affaire CARLOS GHON.. il est libanais et depuis sa nomination a la tete de NISSAN-RENAULT, ce dernier a massivement investi que dans son pays d’origine qui est autre que le Liban, quand bien même il est Francais et ayant aussi fait ses etudes en france, mais aucun investissement en France, ni au Bresil ou il a aussi un passeport.
    C’est pourquoi en Europe et dans les autres pays ou il y a une bonne Gouvernance .. les naturalisés ne peuvent pas être a des postes comme Chef de cabinet du PR, ou des ministres et encore moins ministre ou Maire..sans que trouve vraiment qu’il soit à 300 pour cent integré.
    c’est notre gros probleme… on peut accueillir les autres mais ne pas devenir la passoire du monde.. je me retrouve aujourd’hui devant des gabonais en possession de passeport qui ne connaissent le Gabon que libreville et ne savent parler aucune langues de chez nous.. hors dans les autres pays il faudrait savoir parler et connaitre l’histoire du pays avant de deposer une demande de naturalisation
    c’est tres dommageable pour l’equilibre du pays.
    cette strategie est instruite pour nous faire taire et si on ne revoit pas cette situation il va plus y avoir de vrai patriotes et on continuerait d’etre dirigé par des etrangers

  6. SERGE MAKAYA dit :

    “Tché alowisè e djog’ogmwui nkombé é poso mwésa. Ningo tap’aluwi ngamba ni nkombé ningo bé kombis’omwui ningo yè ningo yayé”…

    Ces paroles sont d’actualité dans ce monde qui va mal!!!

    A NTARE NZAME !!!

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