La coalition des syndicats du secteur des transports terrestres menace de lancer une grève générale de cinq jours sur toute l’étendue du territoire national. La raison : l’indifférence supposée du gouvernement face au racket exercé par certains policiers, visant principalement les taximen.

Les leaders de la coalition des syndicats du transport terrestre, le 27 avril à Libreville. © D.R.

 

Réunis en assemblée générale, le 27 avril, les membres de la Coalition des syndicats des transporteurs terrestres de l’administration publique et du secteur privé ont décidé du dépôt, ce lundi 29 avril, d’un préavis de grève générale de cinq jours devant prendre effet le lundi 6 mai prochain sur toute l’étendue du territoire national.

Selon le président de la coalition, Jean Robert Menié, cette décision est la résultante du mutisme des autorités face à une situation jugée «catastrophique» enregistrée par les transporteurs terrestres, notamment : le harcèlement excessif des agents des forces de police, mais aussi ceux  de la gendarmerie nationale affectés au contrôle routier, ainsi que du niveau devenu intolérable du racket et des tracasseries policières.

«Nous avons écrit au ministre des Transports sans réaction, nous avons écrit au ministre de la Défense pour ce qui concerne les gendarmes, nous avons écrit au ministre de l’Intérieur pour ce qui concerne les policiers. Nous avons écrit à toutes ces autorités, nous avons demandé à être reçus. Nous avons même saisi le Premier ministre, chef du gouvernement, mais toutes ces tentatives, toutes ces voies légales qui sont prévues par les textes sont restées sans aucun résultat », a déploré Jean Robert Menié, estimant que « trop, c’est trop» et qu’il faut passer à l’action.

«Nous pensons que nous avons épuisé toutes les voies de recours et qu’il est temps d’utiliser la voie ultime que la loi nous autorise, c’est-à-dire la grève générale pour espérer que le gouvernement réagisse», a-t-il déclaré, appelant l’ensemble des transporteurs terrestres à se lever tous comme un seul homme derrière la coalition des syndicats qu’il conduit. «  Nous leur demandons d’observer la discipline, la solidarité, la fermeté et la détermination pour mener à bien notre mouvement».

 
 

0 commentaire

Soyez le premier à commenter.

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW