Sinohydro a finalement été sélectionné par le fonds d’infrastructures Meridiam pour la construction du barrage hydroélectrique de Kinguélé aval. Avec ce chantier, l’entreprise chinoise consolide sa présence au Gabon où elle a déjà réalisé plusieurs ouvrages.

Des responsables de Sinohydro échangeant avec Tony Ondo Mba le 22 novembre. © D.R.

 

Si l’entreprise chinoise Sinohydro et la française Eiffage étaient au coude à coude pour le marché de la construction du barrage de Kinguélé Aval, c’est Sinohydro qui a été retenue par Meridiam et son partenaire, le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS). Elle va construire une centrale hydroélectrique d’une capacité de 35 MW développée sur la rivière Mbei et une sous-station.

Ce chantier consolide la présence de l’entreprise chinoise au Gabon où elle a déjà réalisé plusieurs ouvrages. On citerait volontiers la route Akiéni-Okondja, dans la province du Haut-Ogooué, comme le barrage Grand Poubara, près de Franceville, dans la même province. Celui-ci permet d’alimenter en électricité le Réseau interconnecté du Haut-Ogooué et de l’Ogooué-Lolo.

Dans le cadre de ce barrage, le Gabon envisage d’ailleurs de pérenniser le contrat avec l’entreprise. Le 22 novembre, le ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, Tony Ondo Mba, a présidé une réunion de travail regroupant l’entreprise Sinohydro, la Société de patrimoine et la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). Il était question pour les différentes parties d’échanger sur la situation de l’exploitation du barrage ainsi que des «conditions liées à la signature d’un nouveau protocole d’accord permettant de garantir les droits et devoirs de l’ensemble des parties et devant permettre un transfert de technologie effectif entre la partie chinoise et la République gabonaise». Un accord dans ce sens avait déjà été évoqué en octobre dernier entre Tony Ondo Mba et les responsables de la société chinoise. Le Gabon, qui poursuit son partenariat avec l’entreprise chinoise, souhaite procéder progressivement au transfert de compétences entre les “Chinois”, et les agents de la Société de patrimoine de la SEEG.

 
 

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