Cité dans une affaire d’abus de confiance aggravé, le leader de Dynamique unitaire a écrit au procureur de Libreville pour le prévenir de ses ennuis de santé au cas où il se verrait arrêté et une nouvelle fois incarcéré. Le leader syndical vit avec un appareil respiratoire.

Jean Rémy Yama craint pour sa santé au cas où il se fait arrêter. © Gabonreview

 

Convaincu de ce qu’il n’échappera pas à la prison une nouvelle fois, dit-il, à cause de son «engagement syndical et citoyen», dans une correspondance adressée au procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, Jean Rémy Yama fait état de ses ennuis de santé, en partie contractés lors de son séjour de 89 jours à «Sans-Famille».

«Je vis avec un appareil respiratoire qui nécessite d’être branché au secteur pour me fournir pendant mon sommeil l’oxygène, dont mon cerveau a besoin suite à une défaillance de mes poumons, lors de mon dernier séjour en prison. Les risques sont plus importants à cause de «l’apnée du sommeil», dont je souffre», informe-t-il, tout en sollicitant de l’autorité judiciaire qu’elle donne des instructions aux responsables de la prison centrale de Libreville ou ceux de la police judiciaire au cas où il est incarcéré ou simplement gardé à vue.

Le 28 mars, à la veille de la déclaration de Dynamique unitaire qui avait appelé à la suppression des mesures d’austérité annoncées par le gouvernement ainsi qu’à la constatation de la vacance du pouvoir au sommet de l’État, Jean Rémy Yama a été invité à répondre à une convocation à la PJ. Selon le ministère de l’Intérieur, le leader syndical «fait l’objet d’une plainte pour abus de confiance aggravé au préjudice d’un compatriote». Le mis en cause nie en bloc et assure n’avoir «jamais détourné un seul franc» ni en tant que secrétaire général de l’USTM ni en qualité de président du Snec.

Tout en craignant pour sa santé, Jean Rémy Yama annonce que «le climat social va bouillonner dans les prochaines semaines» si le gouvernement tient à poursuivre la mise en œuvre de ses mesures d’austérité pourtant suspendues par la Cour constitutionnelle. Le syndicaliste prévient : «Au combat syndical s’ajoutera le combat citoyen sur l’application de l’article 13 de la Constitution suite à l’absence du président de la République depuis le 24 octobre 2018.»

 
 

4 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    On assassine ceux qui veulent libérer ce pays. Et la France ne fera rien parce qu’elle est COMPLICE de ce jeu. Une opposition en Afrique est nuisible pour les intérêts français.

    Mais quels intérêts dans des pays à qui elle a donnée les indépendances ? Et quelles indépendances quand elle maintient des dictatures dans le sol africain ? Avez-vous compris, peuple gabonais où faut-il combattre ? J’espère…

  2. Akébé Vite !!! dit :

    Après tout dans un contexte de conflit armé (car nous sommes bien en conflit avec ces gens là), les snipers ennemis ciblent les officiers et sous officiers… même s’ils ne portent pas de signes distinctifs trop voyants/valorisants… toute ressemblance avec des faits actuels est bien entendu exclue. Quoique !

  3. Patrick dit :

    ce qui me choque encore plus que la barbarie de ce regime est l’indifference des travailleurs GAbonais face a cet enieme arrestation illegale de Mr Yama. Avec des souvis de sante aussi seireux, il aurait pourtant la meilleure raison du monde d’arreter la lutte syndical mais il continue par ce qu’il porte l’ideal commun de voir les travailleurs GAbonais traites justment et dans le respect de leurs droits sociaux. L’indifference et l’egoisme des GAbonais c qui les tuent.

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