Depuis six mois, les cours n’ont pas repris à l’Institut supérieur de technologies (IST). S’exprimant au non de ses collègues, Hugues Maganga, président du Syndicat national des enseignants et chercheurs (Snec-IST), conditionne la reprise de cours par le départ du directeur général, Jean Lekouma, le paiement des vacations et le renouvellement du matériel didactique.

Des étudiants de l’IST en grève (archives). © D.R.

 

Hugues Maganga, le président du Snec-IST, le 10 avril 2019. © Gabonreview

Gabonreview: Les enseignements n’ont toujours pas repris à L’Institut supérieur de technologies depuis six mois. Pouvez-vous décrire l’atmosphère dans cet établissement et les raisons de ce statu quo?

Hugues Maganga: Les cous n’ont effectivement pas repris à l’IST. Il y a actuellement un groupe d’enseignants qui a repris les cours, mais ce groupe ne représente pas la majorité. Pratiquement 80% d’enseignants suivent le mouvement de non-reprise de cours. Nous avons simplement décidé de ne pas reprendre les cours à la suite de l’assemblée générale qui a eu lieu en novembre 2018. Cette décision s’explique par le fait que les principales revendications des enseignants ne sont pas été satisfaites.

Les revendications concernent principalement le changement du directeur général, le paiement total des vacations de l’année 2017-2018 et le renouvellement du matériel didactique notamment les laboratoires informatiques. Il y a trois laboratoires et aucun laboratoire ne fonctionne.

Pour quelle raison exigez-vous le départ du directeur général?

Parce que cela fait plus de dix ans qu’il est là et sa gestion de l’établissement est catastrophique. L’IST a perdu ses lettres de noblesse. Les étudiants ne sont plus recrutés sur la base des critères objectifs. Actuellement, l’on ne retrouve dans l’IST que les élèves issus en majorité d’une même province notamment du Haut- Ogooué.

Pourtant, l’établissement a tenu un conseil d’administration ayant conduit, entre autres, à la nomination d’un directeur. Qu’en est-il?

La situation de l’IST est toute particulière. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous nous interrogeons aussi. S’agissant de monsieur Lekouma, son cas est très clair. Son dossier a été rejeté par le Conseil d’administration. Donc il devrait plus être dictateur général de l’IST. Parce qu’il n’est simplement pas enseignant permanent à l’IST. Les textes de cet établissement sont clairs. La loi 34/2010 dit dans on article 3, qu’il faut être enseignant permanent et avoir le grade maitre assistant Cames pour prétendre être directeur général. Or, monsieur Lekouma ne remplit pas ces critères.

En ce qui concerne les vacations, le cordon de la bourse, c’est le gouvernement qui le tient. Je pense qu’il faudrait peut-être poser la question au ministre du Budget ou à celui de l’Économie pour en savoir.

Alors que proposez-vous à l’administration pour que les cours reprennent au plus vite?

Ce que nous proposons c’est de prendre une décision intérimaire. Nommer un directeur intérimaire en attendant qu’un Conseil d’administration se tienne ou qu’une nouvelle nomination ait lieu, remettre à plat les emplois du temps. Nous sommes disposés à le faire avec le la nouvelle direction générale, mais surtout il faut que le gouvernement prenne des dispositions pour équiper les laboratoires, sinon on ne peut pas travailler correctement.

Interview réalisé par Jean-Thimothé Kanganga

 
 

1 Commentaire

  1. Banabana dit :

    Voilà les problèmes que devait d’abord résoudre le gouvernement de l’homme de ntoum avant de s’attaquer aux décisions impopulaires en voulant sacrifier la jeunesse.

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