Trois jours après avoir été interpelée puis gardée à vue pour outrage à agent, la chanteuse reconnaît avoir «débordé» dans sa colère, mais justifie son acte par l’absence de courtoisie dont aurait fait preuve un des agents en lui demandant sa pièce d’identité.

Shan’L La Kinda regrette ses propos indécents envers les agents. © Tchelly Photo

 

Disant avoir été «sermonnée» par le procureur de la République, qu’elle assure ne pas avoir reconnu lors de sa descente, samedi dernier, dans des boîtes de nuit de Louis à Libreville, Shan’L La Kinda regrette ses propos à l’encontre des agents de la Direction générale des recherches (DGR). «Il est vrai que dans ma colère, j’ai débordé, j’ai eu des propos indécents envers les agents», reconnaît la chanteuse au cours d’un direct diffusé mardi sur sa page Facebook.

Si l’interprète de «Tchizambengue» reconnaît également avoir «insulté» les agents, elle ne manque pas de justifier son écart par l’attitude qu’aurait eue l’un d’eux à son égard. «J’ai déprécié la procédure», tente-t-elle de se disculper, accusant l’agent de l’avoir «agressée verbalement». Sa réaction violente, y compris à l’intérieur du pick-up de la DGR qui la conduisait au poste, était due à son «sang chaud» et à son refus de se faire dicter la loi.

De même, si Shan’L espère qu’elle en sera une dans quelques années, elle affirme néanmoins qu’elle n’a jamais revendiqué être «une star planétaire» comme le lui reprochent certains sur les réseaux sociaux. «J’ai eu à dire d’autres choses [voire] des insanités, mais pas que j’étais une star planétaire à qui on n’a pas droit de demander ses papiers. Je ne l’ai jamais dit. C’est une déformation de l’information», se défend-elle.

La chanteuse de l’écurie Direct Prod assure par ailleurs qu’elle a été «giflée» par un agent peu avant sa mise en garde à vue. Au cours de son audience devant le procureur de la République, qui lui aurait rappelé son devoir d’exemplarité en tant que personnalité publique, l’autorité judiciaire lui aurait promis une enquête interne. L’objectif étant d’en finir avec certains comportements répréhensibles de la part des agents des forces de l’ordre pendant les opérations.

Pour leur faire oublier cet épisode qu’elle dit regretter, La Kinda annonce à ses fans «un hit» pour les prochains jours. Un avant-goût leur sera peut-être donné le 8 mars prochain au Jardin botanique à Libreville pour le concert «Chœur de femmes» organisé par l’association L’Appel des mille et une.

 
 

1 Commentaire

  1. Jones dit :

    Tu respectes pas l’autorité de ton pays, tu ne respectes pas les institutions de la République ! Quelques que soient les conditions, les policiers et le procureur de la République sont dépositaires de l’autorité de l’État du Gabon. Ta réaction devrait être exemplaire à tout point de vue parce que, en tant qu’artiste, tu es un leader d’opinion et ton comportement peut influencer de nombreux jeunes qui te suivent.
    Je pense que tu dois présenter tes excuses non seulement au procureur de la République, aux policiers, mais aussi à toute la République dont tu as insulté ce jour.

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