La phase 2 du programme Jeunes entrepreneurs café/cacao (Jecca) s’est officiellement achevée, le 19 novembre à Owendo. Les regards sont désormais tournés vers l’avenir, pour lequel la Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab), initiatrice de Jecca, fait des appels de pied à d’éventuels partenaires.

Les 10 lauréats de Jecca 2 et quelques officiels, le 19 avril 2019 à Owendo. © Gabonreview

 

Lancée en juin 2018, la phase 2 du programme Jeunes entrepreneurs café/cacao (Jecca) vient de s’achever. Clôturant officiellement cette deuxième phase, le 19 avril à Owendo, le directeur général de la Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab) s’est dit satisfait des résultats obtenus.

«Le résultat auquel nous avons abouti aujourd’hui, marque la ferme volonté du président de la République de promouvoir non seulement l’emploi de la jeunesse gabonaise, mais aussi l’agriculture dans notre pays», a déclaré Luther Steeven Abouna Yangui. Le programme Jecca a pour objectif de redynamiser la filière café/cacao, plombée par l’âge très avancé des planteurs gabonais et le vieillissement des plantations. Mais aussi, le manque de matériel végétal performant et l’absence de suivi et de bonnes pratiques agricoles.

Cette initiative été lancée en février 2017, avec 50 jeunes retenus pour le premier acte. Pour la deuxième phase, le programme a sélectionné 100 jeunes, âgés de 20 à 45 ans, disposant d’une superficie de 1 à 3 hectares favorables à la culture café/cacao ; et répartis dans sept provinces : Estuaire, Ogooué-Ivindo, Woleu-Ntem, Moyen-Ogooué, Ngounié, Ogooué-Lolo et Haut-Ogooué. Si les mêmes critères ont été retenus pour la phase 3, celle-ci devrait par ailleurs intégrer la Nyanga et l’Ogooué-Maritime.

«A la fin de cet ambitieux programme qui a débuté en 2017, c’est donc 250 jeunes au total, que nous aurons réussi à installer et accompagner dans cette filière», s’est réjoui le patron de la Caistab. Luther Steeven Abouna Yangui n’a pas manqué de féliciter les plus méritants de la phase 2. «Le programme Jecca est une réalité avec la présence, parmi nous, de 10 jeunes lauréats qui se sont distingués par le travail accompli dans leurs plantations respectives», a-t-il affirmé.

Luther Steeven Abouna Yangui (à droite) et Parfait Edgard Biteghe, lors de la cérémonie. Et, remise de médailles aux lauréats. © Gabonreview

Ces derniers vont bénéficier d’une excursion de partage d’expériences d’une durée de sept jours, au Cameroun, offert par la Caistab. La société publique a été remerciée par les lauréats pour la mise en musique du programme Jecca, visant à lutter contre le chômage et la pauvreté en milieu rurale. «Les cultures vivrières associés et café et au cacao ont déjà permis à plusieurs d’entre nous d’avoir quelques revenus, en attendant l’entrée en production du café et du cacao», a déclaré la porte-parole des 10 lauréats.

«C’est cet argent qui nous aide dans le sarclage de nos plantations», a révélé Rachelle Ndoulou Mapoka. Cette dernière a souhaité l’implication d’autres partenaires dans le programme, convaincue que Jecca pourrait «favoriser le retour d’autres jeunes des villes vers les villages, avec l’espoir de réussir comme nous».

Un souhait partagé par le coordinateur national du programme. Jusqu’ici, en effet, Jecca est entièrement supporté par la Caistab, à hauteur de 311 millions de francs CFA. «Depuis le lancement du programme, 88% du budget ont déjà été épuisés. Ce qui représente plus de 273 millions de francs. 250 jeunes ont été visés en fonction des moyens dont dispose la Caistab. C’est donc l’occasion de solliciter des bailleurs de fonds pour appuyer ce programme, qui nourrit de belles ambitions pour les jeunes», a indiqué Parfait Edgard Biteghe.

 
 

2 Commentaires

  1. Bikoro Ndemezo'o Albert Diddy dit :

    De mémoire de ma jeunesse parce-que j’ai près de 60ans aujourd’hui ; on avait juste besoin d’une hache, 4 limes et 4 machettes pour mettre sur pied une plantation cacaoyère de 10 hectares sur 7 ans; à ce jour, je crois qu’il faudrait seulement doter à cela une tronçonneuse à un agriculteur pour planter 10 hectares de cacao en moins de 3 ans; 275 millions suffisent à créer au moins 50 plantations de 10hectares minimum y compris le suivi d’encadrement agricole.
    De quelle culture du cacao parle-t-on ? Le forastero ou le triolo?

  2. Cacao Mercedes dit :

    Ni l’un ni l’autre.
    Le cacao Mercedes, nouvelle hybride…. Bien qu’il soit plus bénéfique de planter les criollos car plus recherché.
    De 1 à 3 hectares c’est les envoyer mourir, de nos jours il faut au moins 10 hectares si ce n’est 20.
    Les rons de cuir de la caistab n’y connaissent pas grand chose, ce sont des parachutés du PDG. Pauvres gosses, ils les envoient au casse pipe se faire massacrer !

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