Interpellée par les agents des forces de l’ordre dans une boite de nuit au cours d’une opération conduite par le procureur de la République, le 16 février à Libreville, Shan’L, déchainée comme une vraie Kinda, les a traités de rigolos.

Shan’L La Kinda, artiste gabonaise. © Capture d’écran/clip “Séré séré”

 

Shan’L, lors de son affront dans la benne du pick-up de la DGR. © Capture d’écran

L’artiste Shan’L a mis “le feu”, et c’est peu dire. Entre son arrestation le week-end écoulé et ses propos à l’égard du procureur de la République et sa suite, elle a bien fait parler d’elle sur la toile. «Vous êtes des rigolos ! » Cette sortie très effrontée a fait le buzz. L’interprète du titre à succès “Tchizambengue” a été interpellée dans la nuit du 16 février, au cours d’une perquisition menée par le procureur de la République dans certains établissements de nuit du quartier Louis à Libreville. Une vive altercation a éclaté entre l’équipe du procureur et l’artiste, soutenue par ses amies.

Sortie de la boite de nuit sous bonne escorte, elle a été menottée puis larguée avec ses deux compères dans la benne du pick-up de la Direction générale des recherches (DGR) avant d’être placée en garde à vue. «Je dis bien que l’autorité là, vous êtes des conneries ! C’est moi qui vous dis ça. Il y a les vrais wé, il y a des problèmes dans le pays, c’est La Kinda qu’on vient arrêter. Parce que quoi, elle boit ?», a vociféré Shan’L contre le procureur de la République, Olivier N’Zahou, et les agents de forces de l’ordre qui l’accompagnaient. «Vous êtes des rigolos ! Vous allez me libérer dans quelques heures. Je serai à Mbolo demain !», a-t-elle lâché en guise d’affront. «Vous voulez 1000 francs ? Et vous me brutalisez ? Ah, mais beaucoup vont chercher le travail demain hein», a-t-elle poursuivi.

La vidéo de cette arrestation est devenue virale sur les réseaux sociaux et les propos de “La Kinda” font le buzz. L’adepte de “Bonobo” n’a pas échappé à la riposte acerbe de l’équipe du procureur de la République, mais aussi, des internautes. De «pute qui outrage un magistrat» à «artiste aux mœurs douteuses avec une éducation qui laisse à craindre», Shan’L a été traité de tous les noms d’oiseaux. Ceux qui réprouvent son attitude auraient voulu qu’elle obtempère au lieu de se donner en spectacle tandis que d’autres applaudissent son attitude. «Voilà une vraie, une courageuse qui a dit tout haut ce que les artistes pensent tout bas», a posté l’un d’eux sur les réseaux sociaux. À travers un post daté du 18 février, Shan’L a annoncé qu’elle a été libérée au bonheur de ses fans qui continuent le débat sur la toile.

 
 

4 Commentaires

  1. Jomi dit :

    “Réalisée par le service presse emmené par le procureur” faire ce pourquoi on est payé et accompagné d’un service presse est ce du boulot, coup de publicité’ une pré-campagne politique ??? ce serais bien si tous les employés de ce pays pouvaient travailler tout en étant accompagnés d’un service de presse. Gabon télévision ferait certainement le plein d’audience

  2. Jomi dit :

    Libanais, Français et certains gabonais sont dehors tout simplement en moyennant d’aucun 50 milles francs CFA d’autres 200 milles f CFA. Question: Qui avait raison en disant: «Vous voulez 1000 francs, et vous me brutalisez ?

  3. Jones dit :

    Bonne chanteuse, mais moralité vraiment douteuse !

  4. moundounga dit :

    Bjr. Gabonreviews donnez nous de bonnes raisons de vous lire avec des bons articles comme vous savez le faire et non avec des vies de stars abjectes couplées à des dérives professionnelles autoritaires. Il y à mieux.

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW