Le personnel de l’Agence nationale de gestion et d’exploitation des infrastructures sportives et culturelles broient du noir. Ils ont observé le 15 février un mouvement d’humeur pour dénoncer l’indigence des mesures d’accompagnements liée à la suppression de l’Agence par le gouvernement.

Le personnel de l’Agence nationale de gestion et d’exploitation des infrastructures sportives et culturelles, observant un mouvement d’humeur, le 15 février 2019. © D.R.

 

Dissoute par le Conseil des ministres du 16 novembre 2018, l’Agence nationale de gestion et d’exploitation des infrastructures sportives et culturelles (ANAGEISC) n’a toujours pas été remplacée l’Office national des sports, comme annoncé par le gouvernement. Cet atermoiement cacherait-il un programme de précarisation des agents de l’ANAGEISC ?

C’est du moins ce que pense le personnel de cette structure qui est dans l’impasse depuis novembre 2018 : impayé de salaires depuis trois mois, surendettement des agents, etc. Pour mieux crier leur désarroi et se faire entendre, les agents ont observé un mouvement d’humeur au siège de l’Agence.  «Nous souhaitons que nos arriérés de salaire soient payés, nos droits liquidés et éventuellement que le personnel soit intégré dans la nouvelle structure. Ce n’est qu’à la suite de ce processus logique, que nous estimerons valables les actions actuellement engagées par le ministère des Sports», a indiqué le collectif des agents.

Le personnel réclame de la clarté dans le processus de liquidation de leurs droits, notamment la désignation du liquidateur, le chronogramme de l’opération, la période de transition vers la date effective de liquidation, la date définitive du plan social du personnel, les modalités d’intégration des agents dans la nouvelle structure.

Sur ces différents points, aucune réponse précise n’est fournie par le ministère des Sports. «La vocation du gouvernement, est-elle de précariser des mères et des pères de famille ? Le gouvernement a-t-il confondu vitesse et précipitation ? Si le gouvernement est en droit de prendre toutes les décisions qui lui semblent utiles, il a également le devoir de respecter les lois dont il est le garant», s’interrogent les agents.

 
 

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