Dans le cadre des échanges initiés avec les diplomates accrédités dans son pays, le ministre espagnol en charge de la Coopération, Gonzalo de Benito Secades, a conféré avec les ambassadeurs africains en poste dans son pays. Le Gabon a été représenté par son émissaire à Madrid, Simon Wilfrid Ntoutoume Emane.

Simon Wilfrid Ntoutoume Emane, ambassadeur du Gabon en Espagne prenant la parole - © Jordan/gabonreview.com

Simon Wilfrid Ntoutoume Emane, ambassadeur du Gabon en Espagne prenant la parole © Jordan/gabonreview.com

Cette rencontre entre les diplomates africains et le gouvernement espagnol intervient au moment où l’Espagne traverse, comme la majorité des pays membres de l’Union Européenne (UE), l’une des crises économiques les plus pénibles de son histoire. Pour en sortir, le pays a pris une série de mesures drastiques et très contestées par sa population. Ce fut l’un des motifs de convocation de ce rendez-vous, dans l’optique d’une consolidation de la coopération entre les États africains et le gouvernement ibérique.

Pour cela, Gonzalo de Benito Secades a lancé un appel aux opérateurs économiques espagnols pour qu’ils soient plus dynamiques en Afrique. Il a demandé aux espagnols de nouer des partenariats stratégiques et de rayonner davantage sur le marché africain, riche de plus d’un milliard de consommateurs et disposant d’énormes opportunités d’investissement. Il a en outre indiqué que l’État mettait désormais à la disponibilité des sociétés espagnoles, des financements adaptés.

Les conflits au Mali et en République démocratique du Congo n’ont pas été oubliés lors de ces causeries. Le ministre espagnol de la Coopération a réaffirmé le soutien de l’Espagne pour la prévention et le règlement de ces conflits.

Prenant la parole, Simon Wilfrid Ntoutoume Emane a quant à lui rappelé que l’Afrique connaissait aujourd’hui des mutations rapides et de portée historique. Le continent devrait enregistrer cette année un taux de croissance très élevé grâce aux réformes structurelles de grandes ampleurs qui sont mises en œuvre avec détermination par les différents États.

Cela n’occulte pas selon lui que «beaucoup d’efforts restent à faire en vue de placer les États africains sur la voie d’une croissance durable, compatible avec les objectifs de réduction significative de pauvreté». Ceci d’autant que «l’Afrique reste marquée par des faiblesses, notamment en matière d’infrastructure,s et les sociétés espagnoles qui excellent dans ce domaine peuvent se faire une place aux cotés des États africains dans le dur combat qu’ils mènent pour l’accès à l’énergie, la maîtrise de l’eau, la santé, l’éducation, etc.».

«Il est donc nécessaire de travailler davantage de concert, et faire preuve d’ambition. Ambition pour que les projets concrets se réalisent en exploitant au maximum nos complémentarités et en associant nos forces, notre imagination et nos savoir-faire. Ambition également pour que la coopération entre l’Espagne et l’Afrique soit une relation plus forte, plus juste et plus solidaire. Il s’agit de consolider nos partenariats sur des bases équilibrées et équitables et de les nourrir par un dialogue politique affiné, dynamique et régulier», a déclaré Simon Ntoutoume Emane qui a conclu en citant le président Ali Bongo Ondimba : «nous devons tous prendre acte de l’épuisement des politiques de dons et assistance pour désormais parler plus d’affaires, d’investissements privés et de financements innovants».

 
 

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