Les leaders des partis politiques de l’opposition réunis au sein l’Union des forces du changement (UFC, opposition) ont livré dans une déclaration tenue au siège du CDJ le 26 septembre dernier, les conclusions de la conférence des présidents du 24 du même mois.

Les leaders de l'opposition réunis au sein de l'UFC lors du meeting de Rio - © Jean-Pierre Rougou

 

Se félicitant de la réussite du meeting du 21 septembre dernier au carrefour Rio, les membres de l’Union des forces du changement (UFC) ont saisi l’occasion pour remercier le peuple gabonais pour sa participation «massive et son adhésion» aux objectifs de cette coalition née à Mouila.

«La conférence des présidents par ailleurs, félicite les forces de sécurité pour leur professionnalisme et surtout leur esprit républicain dans l’encadrement de cette manifestation», a déclaré lu par Alain Eya Mvey, président du Morena Unioniste et porte-parole de la séance.

Condamnant l’acte posé par le président de l’Union pour la nouvelle république (UNPR), Louis Gaston Mayila, membre fondateur de cette coalition de l’opposition, l’UFC, «invite le président Mayila à davantage de prudence et de vigilance vis-à-vis des tenants du pouvoir, en raison de l’exploitation systématiquement négative des documents qui leur sont adressés dans le but de déstabiliser l’UFC».

«La conférence des présidents attire l’attention de l’ensemble de ses membres, notamment l’UPG sur la nécessité de tenir les engagements d’union et de solidarité pris lors des assises de l’opposition à Mouila, gage de solidité et de crédibilité de l’UFC», a poursuivi Alain Eya Mvey.

«L’UFC sort renforcée de ce grand rassemblement, malgré les quelques discordances relevées. Elle reste plus que jamais déterminée a poursuivre son combat pour l’alternance démocratique et demande a l’ensemble des compatriotes de rester mobilisés pour les actions à venir», a conclu le porte parole de la séance au cours de la rencontre où l’absence de Mathieu Mboumba Nziengui a été constaté.

On peut donc conclure que malgré le «lâchage» de se pairs par Louis Gaston Mayila qui n’a pas participé au meeting dernièrement donné par l’UFC à Libreville, et s’est empressé de sauver sa peau en écrivant au ministère de l’Intérieur pour se dédouaner, le président de l’UNPR n’a pas été éjecté du groupe, ainsi qu’on pouvait le projeter. Ce qui n’est cependant pas du goût de nombreux militants qui le signifient sur diverses plates-formes d’Internet. «Tout le peuple gabonais est conscient de vos efforts mais sache que notre confiance vient d’être abusée par le maintien de Mayila dans l’UFC. Ainsi, cela suscite déjà trop d’interrogations chez nous les jeunes et sans vous le cacher nous nous rendons compte que nos leaders jouent à un jeu nocturne dans lequel nous sommes considérés comme des dindons», a livré sur la page Facebook de Marc Ona Essangui, leader associatif proche de l’opposition, un jeune Gabonais qui se sent abusé.

«Il n’y a aucune explication à donner au peuple sur le maintien de Mayila dans vos rangs. Êtes-vous conscients des risques que nous courons ? Êtes-vous conscients du traitement qui nous est infligé dans nos milieux professionnels ? Non ! Au lieu de se faire tant de mal, le mieux serait d’abord de prendre du recul et vous laisser avec votre Mayila», a conclu le jeune Internaute gabonais pour marquer son désarroi et son éloignement (momentané ?) du groupe de partis politiques de l’opposition qu’est l’UFC.

 
 

2 Commentaires

  1. ni lire ni écrire dit :

    Qui n’est pas avec moi est contre moi…
    Ce postulat qui pourrait sembler logique est à l’opposé pourtant de toute démarche de compromis, indispensable aux larges synthèses qu’implique le combat politique. Il faut accepter de ne pas être d’accord sur tout et pouvoir discuter, point par point. Le fait qu’une partie de l’opposition (comme de la majorité) ne comprenne pas cela est , selon moi, et je sais que beaucoup d’entre vous ne partagent pas ce point de vue, à l’origine du blocage actuel du dialogue politique dans le pays.
    Tout ceux qui croient qu’on peut avoir raison tout seul, et que toutes les autres opinions sont fausses conduisent à l’impasse.
    Ce serait triste si ce n’était que cela. Mais quand on sait que ces postures ne sont que le paravent de stratégies carriéristes personnelles, c’est juste lamentable. Au moins ne soyons pas dupes, et gardons pour tout ces politiciens professionnels la mémoire de leurs turpitudes.

  2. sama dit :

    j’aime les voir ces gros voyoux

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