Avec un potentiel estimé à 2 millions de tonnes de manganèse par an, le gisement d’Okondja, dont l’exploitation est annoncée depuis de longs mois, a fait l’objet, vendredi 3 janvier, de la signature d’une convention d’exploitation et de partage de production (CEPP) entre l’État gabonais et la compagnie minière Nouvelle Gabon Mining (NGM).

Poignée de mains entre Vincent de Paul Massassa, le ministre des Mines, et le P-DG de la NGM, le 3 janvier 2020. © Communication gouvernementale

 

Déjà impliquée dans l’extraction d’un gisement de manganèse dans la région de Franceville, dans la province du Haut-Ogooué, la Nouvelle Gabon Mining (NGM) devrait voir ses chiffres gonfler dans les mois qui viennent, grâce notamment au gisement d’Okondja, dont l’exploitation était censée démarrer depuis janvier 2019. Convaincue par le nouveau Code minier jugé plus attractif, la compagnie minière a signé, vendredi, un Contrat d’exploitation et de partage de production l’État gabonais représenté par le ministre des Mines Vincent de Paul Massassa et son collègue de l’Economie Jean Marie Ogandaga. Le potentiel de ce gisement est estimé à plus de 2 millions de tonnes de manganèse par an.

Si pour le ministre des Mines, «cette convention illustre une parfaite mise en œuvre de la vision du chef de l’État» en matière d’exploitation minière, pour son collègue de l’Économie, le choix exprimé par la Nouvelle Gabon Mining démontre l’expertise des opérateurs nationaux du secteur. Les deux membres du gouvernement ont par ailleurs assuré le partenaire indien des différents avantages réservés par la partie gabonaise dans le cadre ce nouveau contrat.

Avec une Redevance minière proportionnelle (RMP) qui, conformément au nouveau Code minier, passe de 5 à 10%, l’État gabonais entend lui aussi tirer pleinement avantage de cette convention. L’argent issu de la RMP devrait donc bénéficier aux populations locales. Une annonce qui n’a pas manqué de réjouir Jean-Boniface Koubangoye, député du 3e siège de la Sébé-Brikolo, pour qui l’exploitation du gisement d’Okondja par la NGM aura des retombées positives pour la localité et ses habitants. L’élu espère en effet que la société embauche les fils et filles de la contrée.

Avec l’exploitation du gisement d’Okondja, les autorités gabonaises tablent sur la création de 350 emplois directs et jusqu’à 400 emplois indirects. Cette mine, soulignait déjà l’ancien ministre Christiant Magnagna, en décembre 2018, «intègre la concession minière dénommée “Manganèse de Franceville” d’une durée de 25 ans renouvelable et s’étend sur une superficie de 835 km2. Elle comprend 14 plateaux, dont Biniomi et Bordeaux, les plus connus avec des réserves “Jorc” estimées à 33 millions de tonnes de minerai».

 
 

1 Commentaire

  1. lavue dit :

    Pas si sûr que cela profite à développer le coin et à créer des emplois durables ainsi que l’amélioration des conditions et du cadre de vie des populations. Regardez Mounana qui a disparu de la carte des villes économiques du Gabon et comment on vit à Moanda après plus de 60 ans d’exploitation du minerai de manganèse. Ailleurs, Moanda ressemblerait à une ville riche et moderne, malheureusement quand on s’y rend on voit encore le modèle de développement colonial basé sur la construction des cités “appartheid”. Les cadres ou blancs “supérieurs” d’un côté et les prolétaires “inférieurs” dans un autre. Je préfère vous épargner de tout commentaire sur les réalisations sociales et des infrastructures (voiries, écoles, hôpitaux, etc). Je ne crois pas qu’à OKONDJA ce sera différent. Avec les PDGistes les richesses du Gabon leur appartiennent pour des fins personnelles ou pour la distraction politique avec pour but inavoué le maintien des populations dans la dépendance permanente. Le développement des localités à l’intérieur du pays ne peut pas être la préoccupation. Quand arrivent les élections ils sont rodés dans l’art de tromper ces “pauvres” populations. Si seulement les PDGistes pouvaient réfléchir et se rendre compte qu’ils sont le mal du recul l’arrière pays et corriger leur trop vieux logiciel, on pourrait commencer à rêver un peu.

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