Poursuivant son opération de fermeture des cliniques privées en situation d’irrégularité, le ministère de la Santé s’est tourné du côté de la médecine traditionnelle. Le Cabinet Moro du carrefour Hassan est épinglé pour défaut de l’autorisation d’exercer.

Jonathan Moro, patron du Groupe Moro. © Gabonreview

 

Jonathan Moro exhibant son accréditation. Vue de sa “pharmacie”. © Capture d’écran

Le ministère de la Santé a procédé à la fermeture du Cabinet Moro, plus connu sous l’appellation “Groupe Moro”, situé au Carrefour Hassan dans le 3e arrondissement de Libreville. Propriété d’un sujet nigérian, Jonathan Moro, ce cabinet est spécialisé dans la médecine traditionnelle.

Selon la brigade du ministère de la Santé, le cabinet ne répond pas aux normes en vigueur en République gabonaise. «La première chose, c’est qu’il faut être reconnu par ses pairs. La seconde chose, il faut avoir fait ses preuves en tant que tradipraticien, et la troisième chose, il faut avoir l’autorisation du ministère de la Santé. Voilà les conditions», a déclaré un agent du ministère de la Santé.

«Ces arrêtés existent. Et vous ne vous êtes même pas fait recenser en tant que tradipraticien. Vous n’avez même pas de fiche au ministère», a-t-il poursuivi, s’adressant à Jonathan Moro.

L’espace lugubre qui sert de pharmacie et le conditionnement des médicaments dans des bouteilles réutilisées, avec des étiquettes peu informatives sur les produits, constituent autant d’écarts à la norme, conformément à la réglementation.

Le secrétaire général du ministère de la Santé a été très clair avec le propriétaire du Groupe Moro. «Quand vous aurez l’autorisation, on viendra maintenant inspecter si votre structure répond aux normes. Et vous allez aussi nous faire la liste des médicaments avec lesquels vous soignez ; quels sont les protocoles thérapeutiques que vous utilisez pour les soins avec les effets secondaires, etc. Parce que la médecine traditionnelle aussi doit être normée. On ne peut pas toujours continuer à faire du charlatanisme, non», a prévenu Guy-Patrick Obiang.

Le ministère de la Santé qui poursuit son opération de «nettoyage» de cliniques illégales affirme vouloir optimiser le système de santé gabonais, très relativisé par l’informalité de certaines structures privées et l’irresponsabilité de leurs propriétaires.

 
 

1 Commentaire

  1. Eugene MBAZOLOUMOUE dit :

    pas de commentaire

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