Un nouvel accident de train a eu lieu ce samedi 9 mars près de Libreville, causé par une collision entre une draisine et un train réparateur. L’accident qui a fait quatre blessés, dont trois graves, a suscité la colère du ministère des Transports et de la Logistique, qui exige des explications de l’exploitant Setrag.

Les impacts causés par la collision. © D.R.

 

La collision a fait 4 blessés, dont 3 graves. © D.R.

Une fois de plus, une fois de trop, un accident a eu lieu samedi sur le Transgabonais. Contrairement aux images partagées sur les réseaux sociaux ces dernières heures, celui-ci n’a pas fait de morts, mais le ministère des Transports et de la Logistique dénombre quatre blessés, dont trois graves, qui ont tous été pris en charge dans une structure hospitalière de la capitale. Selon le gouvernement, l’accident aurait été causé par une collision entre un train réparateur et une draisine, un véhicule utilisé pour le service des voies ferrées, notamment l’inspection des lignes et le transport du matériel et du personnel de maintenance.

Passé les usages visant à rassurer les voyageurs et le public, sur sa page Facebook, Justin Ndoundangoye a n’a pas caché sa colère. «La vie de nos compatriotes est une priorité absolue, cela ne peut et ne doit continuer», met-il en garde, indiquant que «cet énième accident vient poser avec insistance la question du contrôle réglementaire, technique et pédagogique par l’État». Le membre du gouvernement qui exige que la lumière soit faite par l’exploitant Setrag, regrette notamment le peu de regard de l’Etat dans la gestion du chemin de fer gabonais. Il déplore précisément l’insuffisance de textes de loi permettant une meilleure réglementation du secteur.

Or, estime le ministre des Transports et de la Logistique, «aujourd’hui, plus que jamais, ce secteur d’activité doit être réglementé par l’État, qui déplore des contre-performances : des conducteurs de trains formés sans que l’État n’intervienne ou ne valide les formations, des véhicules ferroviaires conduits sans que l’État ne s’assure de l’état technique ou plan de révision technique, des compagnies minières qui deviennent opérateurs de transport ferroviaire sans licence d’opérateur ou agrément, ou encore sans que  le certificat de sécurité ne soit délivré par l’État».

Si les nombreux manquements énumérés par le gouvernement amènent à s’interroger sur la véritable utilité de l’Autorité de régulation des transports ferroviaires (ARTF), dont Justin Ndoundangoye était lui-même le patron avant d’être nommé ministre, le laxisme des autorités gabonaises en la matière inquiète et met davantage en danger la vie des usagers du Transgabonais. La tutelle dit désormais fonder ses espoirs sur les travaux en cours, qui devraient aboutir à un ensemble de propositions présentées au Premier ministre, en vue d’une meilleure gestion du secteur. En attendant, d’autres accidents pourraient survenir.

 
 

1 Commentaire

  1. diogene dit :

    «La vie de nos compatriotes est une priorité absolue, cela ne peut et ne doit continuer»

    Donc la vie de ceux qui n’ont pas eu la chance d’être de vos compatriotes n’a pas de valeur…Patriotisme qui renvoie à une race supérieure donc au racisme et au fascisme.

    Quand à ceux qui , grâce à votre incohérence, votre impéritie, votre goût pour la corruption, la cupidité. l’extorsion, etc.., seront privés de soin (plus d’anti rétro viraux à LBV, plus de médocs dans les hostaux), eux comptent pour du beurre.

    Et la vétusté du rail, l’obsolescence des structures, l’absence de surveillance sérieuse du réseau de chemin de fer, etc…cela n’est pas important pour éviter les tragédies qui vous permettent, petit cabotin, de faire des déclarations tonitruantes mais vides. Prenez vos responsabilités, démissionnez car vous n’êtes pas plus à votre place qu’un hémiplégique sur un trône.

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