Interpellé en 2017 dans le cadre de l’Opération Mamba, Landry Patrick Oyaya, ancien DG du Fonds d’entretien routier de deuxième génération et de l’Agence nationale des grands travaux d’infrastructures, a été remis en liberté provisoire le 7 mars à Libreville.

Landry Patrick Oyaya, ancien DG du Fer 2 et de l’ANGTI, remis en liberté provisoire le 7 mars 2019. © D.R.

 

Placé en détention préventive à la maison d’arrêt de Libreville depuis mars 2017, Landry Patrick Oyaya, qui a également occupé les fonctions de directeur général de l’Agence nationale des grands travaux d’infrastructures (ANGTI), au moment de son arrestation, a été libéré le 7 mars après deux ans d’attente de procès. L’information a été révélée par le quotidien L’Union du week-end du 9  mars.

Landry Patrick Oyaya et Grégoire Bayima, ancien DG de l’Entretien des routes et aérodromes, ont été interpellés dans le cadre de l’Opération Mamba, destinée à lutter contre les détournements de l’argent public. Après ces longs mois d’attente d’un jugement, l’ancien patron de l’ANGTI a quitté provisoirement sa cellule de la prison centrale de Libreville. Les raisons de cette libération provisoire ne sont pas dévoilées. Cependant, le quotidien pro-gouvernemental croit savoir que cela serait d’ordre procédurier. «En effet, suite à la demande de libération provisoire de l’avocat de l’intéressé, la justice a dit le droit, dans l’attente de la clôture du dossier», a tenté d’expliquer L’Union.

Landry Patrick Oyaya et Grégoire Bayima ont été mis aux arrêts dans le cadre d’une enquête diligentée par le parquet de Libreville, liée aux soupçons de distraction de l’argent public dans le dossier de la réhabilitation du Pont de Kango, dont les travaux avaient été confiés au Groupe Santullo Séricom.

L’ancien patron de l’ANGTI est accusé, selon le tribunal de première instance de Libreville d’«association de malfaiteurs, de violation des procédures de gestion, de paiement frauduleux sur fonds publics de biens incomplètement livrés, de faux et usage de faux (et) de paiements excessif pour des services effectués». Après cette remise en liberté, quel pourrait être le sort de son compagnon d’infortune, Grégoire Bayima, mais aussi celui des autres personnalités encore en détention, poursuivies dans le cadre de l’Opération Mamba ?

 
 

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