Le président de la commission d’attribution de titre foncier de l’hôtel de ville de Libreville, Serge William Akassaga, a sollicité du ministre de l’Habitat, Régis Immongault, l’identification et la sécurisation du patrimoine foncier de la municipalité de la capitale gabonaise.

Identification du patrimoine foncier de l’hôtel de ville de Libreville par les équipes municipale et ministérielle. © D.R

 

Régis Immongault s’est entretenu le 7 mai avec une délégation de la mairie de Libreville, conduite par le premier maire adjoint, Serge William Akassaga. Il s’agissait pour les deux parties de faire le point de la situation des réserves foncières de la maire Libreville, objet de toutes les convoitises.

En effet, les autorités municipales sont surprises de constater que certaines de leurs propriétés foncières se retrouvent entre les mains des opérateurs et des particuliers sans qu’elles ne le sachent. Le premier maire adjoint, qui préside également la commission d’attribution de titres fonciers de l’hôtel de ville, souhaite l’intervention du ministère de l’habitat pour identifier et sécuriser le patrimoine foncier de la mairie de Libreville. « Selon la procédure, le Conseil municipal siège et donne quitus au maire de délivrer un titre foncier. Or, sur la base des constats faits, nombre de ces documents ont été attribués sans réunir l’instance de délibération municipale», a expliqué le premier maire adjoint de Libreville, désarçonné par cette pratique qui saucissonne les réserves foncières de la mairie.

En réponse à cette préoccupation, Régis Immogault a demandé à ses services de faire la lumière sur la délivrance de ces titres fonciers. Le ministre de l’Habitat a invité ses hôtes à étudier des mécanismes de régularisation des occupations anarchiques de sol. Une commission bipartite ministère-mairie devrait voir le jour pour entreprendre ce travail.

Les deux parties se sont également intéressées à la situation d’une parcelle abritant une école primaire publique dans le 5e arrondissement, au quartier dit Lalala, et qui aurait fait l’objet d’une cession à un opérateur qui en détiendrait le titre foncier. Dégageant toute responsabilité dans l’attribution de ce document à cet opérateur, Serge William Akassaga, a expliqué n’avoir jamais donné l’autorisation de délivrance de ce document. L’édile adjoint s’est catégoriquement opposé à ce qu’une « école où apprennent des petits gabonais soit détruite au profit d’un opérateur

 
 

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