Pour le secrétaire général de l’Organisation africaine des pays producteurs de pétrole (APPO), Mahaman Laouan Gaya, si «l’Afrique devait se considérer comme un seul producteur, dans les années à venir, le contient pourrait défier les puissances pétrolières actuelles et devenir un acteur incontournable de la scène pétrolière internationale».

L’Afrique, un géant qui se réveille. © D.R.

 

Le continent africain, avec ses anciens et nouveaux marchés des hydrocarbures, se dessine progressivement un futur de leader international à travers ses ressources pétrolières et gazières. L’Afrique s’ouvre à de nouveaux défis qui influenceront l’avenir du secteur pétrolier. À la seule condition que les pays producteurs de pétrole et de gaz parviennent à s’unir pour mieux défendre leurs objectifs dans un contexte mondial de volatilité des cours.

Avec une production totale cumulée de près de 10 millions de barils par jour, les pays africains producteurs de pétrole, disposeraient d’un potentiel éminemment abondant pouvant permettre de confirmer l’Afrique en tant que point stratégique de l’exploration mondiale. «Si l’Afrique devait se considérer comme un seul producteur, il est clair que dans les années à venir, le contient pourrait défier les puissances pétrolières actuelles et devenir un acteur incontournable de la scène pétrolière internationale», a affirmé le secrétaire général de l’APPO, Mahaman Laouan Gaya, à financialafrik.com.

L’avenir étant rarement sûr, les scénarios et projets pouvant confirmer à l’Afrique les positions de nouveau point chaud de l’exploration mondiale et celle d’acteur incontournable de la scène internationale sont pour les pays africains producteurs de pétrole. Notamment si elle parvenait à développer de nouveaux champs et d’attirer les investissements nécessaires dans leurs zones pétrolières et gazières.

Les évolutions à surveiller, selon la Chambre africaine d’énergie, comprennent notamment le développement du champ de SNE au Sénégal, où les travaux d’étude préliminaire sont en cours et où une décision finale d’investissement (FID) est attendue cette année par Woodside Energy et Cairn Energy. Il y a également l’exploitation du gisement pétrolifère Amdigh au Niger, où un programme de production de 5 millions de dollars par Savannah Petroleum devrait commencer prochainement ; et l’ouverture du bassin sud de Lokichar au Kenya par Tullow Oil, où la FID est également attendue avant la fin de l’année, alors que les tensions avec la communauté locale du Turkana montent. Le Gabon et le Congo-Brazzaville, membres de l’OPEP, ont chacun des appels d’offres en cours. Le Nigéria et l’Angola, deux producteurs africains plus importants et aussi membres de l’OPEP, lanceront des appels d’offres innovants cette année.

Le Ghana, le dernier entrant sur la scène pétrolière africaine, tient son premier appel d’offres officiel, qui doit s’achever en mai 2019 et qui aurait attiré l’attention de 16 sociétés pétrolières, dont les majors ExxonMobil, BP, Total et ENI. En tant que nouvelle frontière offshore prometteuse pour l’Afrique de l’Est, Madagascar propose également 44 concessions jusqu’en mai 2019, n’ayant jamais fait l’objet d’un appel d’offres ou avoir été explorées auparavant. Pour un pays qui n’a pas encore découvert de pétrole majeur, cet appel d’offres est un réel pari.

 
 

1 Commentaire

  1. Serge Makaya dit :

    Pour être une véritable PUISSANCE MONDIALE, l’Afrique doit d’abord se débarrasser de la France qui devient pour elle un frein au développement, un véritable bourrelet qui freine son ascension économique.

    La France est le seul pays au monde qui gère une CELLULE appelée “AFRICAINE DE L’ÉLYSÉE”. Ça n’existe nulle part ailleurs. Pourquoi elle n’a pas aussi une cellule américaine de l’Elysée ou une cellule asiatique de l’Elysée ? Ceci pour vous faire bien prendre conscience que la cellule africaine de l’Elysée est bien un FREIN au progrès économique de notre Continent.

    Pour que l’Afrique s’éveille, elle doit IMPÉRATIVEMENT se débarrasser (se défaire) du BOURRELET France. La France est un frein au progrès économique et politique de l’Afrique.

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