Les acteurs des programmes de l’infrastructure qualité de l’Afrique centrale (PIQAC) et de restructuration de mise à niveau (PRMN) se sont retrouvés, le 6 février 2019, à Libreville, dans le cadre des travaux du 4e Comité de pilotage consacrant la fin de ces deux programmes inhérents à l’Afrique centrale.

Le ministre de l’Industrie et de l’Entreprenariat national, Carment Ndaot, ouvrant les travaux du 4e Comité de pilotage du PIQAC et du PRMN, le 7 février 2019, à Libreville. © Gabonreview

 

Les participants au 4e Comité de pilotage du PIQAC et du PRMN posant pour la postérité, le 7 février 2019, à Libreville. © Gabonreview

La rencontre de Libreville, la 4e et dernière du genre de l’agenda depuis le lancement de ces programmes en 2015, permettra, notamment, de dresser un bilan des activités et résultats finaux obtenus par programme au niveau régional et nationale, d’approuver le procès-verbal de la 3e réunion du comité de pilotage, de présenter les résultats préliminaires des évaluations finales des deux programmes, d’échanger sur les bonnes pratiques et sur les aspects techniques et sur la pérennisation des acquis des programmes.

Le ministre de l’Industrie et de l’Entreprenariat national, Carment Ndaot, s’est donc saisi de l’opportunité de ce 4e rendez-vous pour faire le point en ce qui concerne le Gabon. Avec la volonté politique, a-t-elle souligné, le PRMN s’est doté de toutes les structures à l’exemple du Comité nationale de mise à niveau (Conami) et le Bureau de mise à niveau (BMN). Quant à la mise en œuvre, a-t-elle poursuivi, «sur 15 entreprises ayant adhérées, 7 ont été sélectionnées dans les secteurs du bois et des services liées à l’industrie et ont bénéficié de l’appui du programme, notamment dans les phases du pré-diagnostic réalisées par les experts de l’Onudi (Organisation des Nations unies pour le développement industriel)».

«Nous poursuivrons nos engagements, conformément à la stratégie nationale d’industrialisation (SNI) qui découle du Plan stratégique Gabon émergent (PSGE) et à la feuille de route du gouvernement, pour doter le Gabon d’un véritable tissu d’entreprises industrielles compétitives», a expliqué Carment Ndaot.

Pour l’ambassadeur de la délégation de l’Union européenne, Helmut Kulitz, «les résultats atteints du PRMN et du PIQAC sont très importants pour nous et pour les pays de la région Afrique centrale, ainsi que pour tous les partenaires impliqués, nationaux comme internationaux, des secteurs publics et privés ou de la société civile, puisqu’ils visent à améliorer la compétitivité des entreprises de la région Afrique centrale et à renforcer l’intégration économique et commerciale des pays de la région».

Des propos corroborés par le représentant de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), Pierre Yété. Il a indiqué que depuis le lancement officiel à ce jour, les rapports narratifs pour le PIQAC et le rapport d’évaluation finale pour le PRMN donnent à penser que les «phases-test des programmes ont été bien menées et les résultats en témoignent». A ce propos, il cite les huit textes adoptés dans le cadre de la politique qualité régionale qui vise le cadre politique et juridique de l’infrastructure qualité de l’Afrique centrale, au niveau régional. Ce qui devrait permettre de créer un environnement favorable au commerce intra régional et international.

Ces deux programmes ont été conçus dans la cadre Programme d’appui au commerce et à l’intégration économique (Pacie) du 10e Fond européen de développement (Fed). Le PIQAC vise le renforcement de la compétitivité et la diversification des secteurs productifs à travers un appui aux institutions régionales et nationales des infrastructures de qualité et leur mise en réseau au niveau régional. Le PRMN, quant à lui, contribue au renforcement des capacités productives de l’Afrique centrale afin que la sous-région puisse faire face, de manière soutenue, au double défi de l’intégration régionale et mondiale.

La réunion de Libreville qui clos la première phase de ses programmes, s’achève, le 7 février 2019 avec des visites dans les entreprises ayant bénéficié de leur mise en œuvre. Les travaux se déroulent en présence des membres du Comité de pilotage régional, des points focaux nationaux du PIQAC, des directeurs des bureaux de mise à niveau, des experts et des représentants de l’Union Européenne (UE).

 
 

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