Récemment adopté par le Sénat, le Projet de loi de finances (PLF) 2019 laisse transparaitre des recettes en hausse à 2113,4 milliards francs CFA, contre 2042,2 milliards dans la Loi de finances rectificative 2018. Une tendance haussière qui n’entame en rien les ambitions de l’exécutif, engagé dans la maitrise des dépenses publiques de l’Etat.

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Le Projet de loi de finances (PLF) 2019 vient d’être adopté par la Chambre haute du Parlement. En attendant sa promulgation par le chef de l’Etat, celui-ci donne des orientations sur le budget de l’Etat en 2019. Les recettes de l’Etat sont estimées à 2113,4 milliards francs CFA, contre 2042,2 milliards dans la Loi de finances rectificative 2018.

Une tendance haussière qui devrait être confortée par les efforts de mobilisation accrue des recettes. En 2019, en effet, l’accent est mis sur l’optimisation des recettes. Dans le cadre de l’exercice de la LFP 2019, l’exécutif va mettre en place un dispositif d’amélioration des opérations de collecte des recettes et de rationalisation des exonérations et des régimes de faveur.

Des mesures ont prises pour atteindre cet horizon. Parmi elles, la taxation des transferts de fonds quel que soit le mode utilisé (espèce ou virement bancaire). La LFP 2019 révèle par ailleurs que l’exécutif a abrogé les régimes d’exonérations fiscales, à l’exception du secteur touristique et des activités des zones économiques spéciales.

Si les recettes sont en hausse en 2019, l’Etat tient cependant à maitriser les dépenses publiques. Dans ce sens, l’exécutif poursuivra les mesures de réduction du train de vie de l’Etat, à travers la restructuration de la dette et la maîtrise des dépenses de personnel et de transferts.

S’agissant de l’allègement du train de vie de l’Etat, celui-ci se traduira par le plafonnement à l’acquisition des véhicules administratifs à 30 millions francs CFA, mais aussi, la limitation des voyages en classe affaires aux seuls membres du gouvernement. Objectif : réguler et contenir le rythme de progression des frais de déplacement et poursuite de la révision des contrats des baux administratifs.

La maitrise des dépenses publiques accorde un volet à la restructuration de la dette intérieure. Il est question de poursuivre l’apurement de la dette intérieure à hauteur de 5 milliards francs CFA par mois et lancer un nouvel audit de la dette intérieure sur la période 2016-2017.

Autre volet contenu dans la maîtrise des dépenses publiques, la réduction des dépenses de personnel et de transferts. Ici, l’exécutif a pris un certain nombre de textes réglementaires visant à ramener le ratio masse salariale/recettes fiscales à 49% en 2019, contre 54% en 2018. L’objectif visé ici est d’atteindre la cible de 35% fixée par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).

Pour y arriver, le gouvernement a pris plusieurs mesures parmi lesquelles, la retraite systématique pour les agents atteints par la limite d’âge, le contrôle de présence au poste et actualisation du fichier des agents publics, la rupture des engagements pour les agents civils contractuels âgés de plus de 60 ans, l’encadrement renforcé des recrutements et des détachements, la suppression des corps de la Fonction publique dédiés à certains emplois intégralement externalisés dans les établissements publics.

 
 

1 Commentaire

  1. Ikobey dit :

    Tout ça est très aléatoire, si l’on peut en principe contrôler les dépenses, il est
    impossible de prévoir les recettes de l’Etat qui dépendent en grande partie de la vente du pétrole dont les cours sont particulièrement instables.

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