Le volet social bénéficie d’une attention particulière dans le Projet de loi de finances (PLF) 2019. 25% du budget de l’Etat seront consacrés à la santé, la protection sociale, l’éducation, la formation et l’emploi. La base productive et les infrastructures ne sont pas en reste.

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Si le Projet de loi de finances (PLF) 2019 accorde une place de choix à la maîtrise des dépenses publiques et l’optimisation des recettes, il envisage la revitalisation du volet social. Conscient de fortes attentes des populations, l’exécutif va mettre un accent particulier dans les domaines de la santé, la protection sociale, l’éducation ou encore la formation et emploi.

L’Etat va consacrer à la santé 10% du budget 2019 estimé à 2113,4 milliards francs CFA. L’accent sera mis sur le renforcement des structures sanitaires avec la construction de nouveaux dispensaires, et l’acquisition de nouvelles cliniques mobiles au profit de la population des zones enclavées. Un mécanisme de financement, basé sur la performance, sera mis en place pour améliorer la qualité des soins dans les formations sanitaires.

Dans l’éducation, la formation et l’emploi, l’Etat va y injecter 15% du budget 2019 avec en ligne de mire, les modes d’orientations des élèves et étudiants. En fonction de leurs aptitudes et pour répondre à la demande du marché du travail (objectif fixé lors de la Task force sur l’éducation et approuvé par le chef de l’Etat) les élèves seront orientés vers le cycle technique, professionnel ou général.

Concrètement, la part du budget de l’Etat injecté dans ces trois domaines servira à actualiser les programmes et filières satisfaisant la triple exigence d’employabilité, de compétitivité et d’excellence ; augmenter et réhabiliter les établissements scolaires ; augmenter et améliorer la formation du personnel enseignant et d’encadrement ; refondre les curricula dans tous les secteurs pour s’arrimer aux besoins des secteurs porteurs de l’économie.

Pour promouvoir le bien-être social envisagé le PLF 2019, l’exécutif compte mettre un accent particulier sur l’élargissement de la base productive, avec la poursuite des actions de diversification de l’économie. Il s’agit notamment de mettre l’accent sur les secteurs à forte utilisation de main d’œuvre tels que l’agriculture, le bois et les hydrocarbures.

Dans les hydrocarbures, notamment, l’exécutif va renforcer la gouvernance par la tenue régulière des conseils d’administration ; la promotion de l’investissement et l’adoption de la stratégie nationale d’exploitation du gaz ; le renforcement de la mise en valeur et l’industrialisation des secteurs pétrolier et gazier ; et, la promotion de l’exploitation des produits dérivés du pétrole et du gaz dans la Zone économique à régime privilégié (Zerp) de l’Île Mandji.

Dans le domaine de l’électrification, l’exécutif va lancer cette année les travaux de construction des barrages de Ngoulmendjim et Dibouanguiet Kinguélé-Aval, à travers des partenariats publics-privés. A cela s’ajoute la poursuite de l’installation des 5000 lampadaires solaires.

 Le gouvernement envisage également le renforcement des infrastructures routières, ferroviaires et aéroportuaires. Il est prévu en 2019, l’aménagement des bassins versants, les axes routiers PK12-PK105, Forasol-Mbega, Port-Gentil-Omboué, la réhabilitation et l’aménagement des voiries. Mais aussi, les divers travaux d’infrastructures routières et la réhabilitation du réseau ferroviaire.

 
 

1 Commentaire

  1. dignité dit :

    kiéé kiééé, après le décès d’Ali BONGO, les budgets du Gabon passent de 3000 milliards à 2113 milliards de nos dolès…. où est passé tout l’argent du pétrole à 70 dollars le baril, du manganèse, du bois, des télécom, de l’or et des ressources halieutiques ?

    L’extinction d’Ali Bongo va donc coûter 800 milliards sur le budget 2019 du Gabon ?

    maintenant le gabon a le même budget que le Mali et le TOGO en 2019 ?

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