Le non-versement des quotes-parts pour le compte de l’année 2018 serait à l’origine de la montée d’adrénaline chez les agents de l’État affectés à l’hôpital de Ntchengué.

L’assemblée générale du personnel du Centre hospitalier régional de Ntchengué. © Gabonreview

 

Cinq points sont inscrits dans le cahier de charge des grévistes, le point d’achoppement étant celui inhérent au non-paiement des quotes-parts. «La direction générale nous explique que la subvention que l’État lui reverse ne tombe plus depuis un bon bout de temps. Et donc qu’elle a dû utiliser l’argent issu des quotes-parts du personnel pour le fonctionnement de l’hôpital». Une situation ayant duré toute l’année 2018 et que ces agents de l’État se refusent de continuer de tolérer.

Constant Gildas Akame, secrétaire provincial du Synaps. © Gabonreview

Ainsi, au sortir d’une assemblée générale, le vendredi 22 mars, l’ensemble du personnel réparti entre le Syndicat national des personnels de  santé (Synaps) et le Syndicat national de la main d’oeuvre non permanente (Synamonps) a décidé à l’unanimité de rentrer en grève illimitée. «Trop c’est trop», a lancé, remonté, le secrétaire provincial du Synaps, «nous en avons assez entendu !».

Pour ainsi dire, les nombreuses tractations menées jusqu’ici avec la direction générale et encore moins les recours aux autorités administratives compétentes de la place, n’ont pas été concluantes, regrette le secrétaire provincial du Synaps.

Trois des quatre autres points de revendications concernent la CNAMGS, le dernier point étant en rapport avec le minimum hospitalier. «Nous n’avons plus le matériel de base nécessaire pour recevoir les patients lorsqu’ils viennent à l’hôpital», explique Constant Gildas Akame. Toute chose qui vient confirmer les allégations des usagers qui se plaignent, ci et là dans les quartiers, d’être contraints de devoir mettre la main à la poche pour espérer être reçus dans des conditions acceptables.

Interrogé quant à la mise en place d’un service minimum, le porte-parole des grévistes répond : «la période du service minimum est révolue. Nous sommes à un service minimum durci qui s’apparente presque à une non vie de l’hôpital». En clair, «nous avons déjà dépassé cette étape, vu que le temps consacré à cette période est passé». C’est donc parti pour une durée indéterminée de calvaire, sur le plan sanitaire, pour le Port-Gentillais lambda.

Constant Gildas Akame a cependant attiré l’attention des autres syndiqués : «ne confondez pas grève et sabotage et n’en profitez pas pour vous absenter ou encore pour vous acheter des billets d’avion et de bateaux pour voyager. Tout le monde doit être présent au piquet de grève».

 
 

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