Bien que la Fédération nationale des associations des parents d’élèves et d’étudiants du Gabon (Fenapeg) ait presque déjà décliné l’invite, dans un courrier adressé, mercredi, au Premier ministre, aux présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, plusieurs organisations de défense des droits de la jeunesse annoncent, entre autres, la tenue d’une «Marche responsable» le 15 avril prochain». Élèves, étudiants, enseignants et parents d’élèves devraient y prendre part.

Des élèves dans la rue à Oyem, le 8 avril 2019. © D.R.

 

En dépit de la suspension des cours décidée par le ministère de l’Éducation nationale dans tous les lycées et collèges du pays, la contestation de la réforme liée aux conditions d’attribution de la bourse d’études aux nouveaux bacheliers n’est pas prête de connaître son épilogue, tant que le gouvernement n’a pas annulé cette mesure impopulaire. Une «Marche responsable» est prévue le lundi 15 avril prochain à Libreville, initiée par le Conseil national de la jeunesse du Gabon (CNJG), l’Union nationale des étudiants du Gabon (Uneg), l’ONG Educaf et le Conseil national de la vie scolaire (CNVS). L’annonce a été faite, mercredi, dans un courrier adressé par les quatre structures associatives au Premier ministre Julien Nkoghe Bekale, ainsi qu’aux présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, auprès desquels elles sollicitent également une audience pour leur expliquer les raisons de leur contestation.

Il s’agit, selon les initiateurs, d’«une contestation pacifique» du projet de décret voulant que les futurs bacheliers bénéficiaires de la bourse de l’État soient âgés de 19 ans au plus et qu’ils aient obtenu au moins 12/20 de moyenne générale à l’examen. Cette marche devrait mobiliser parents, élèves, étudiants et enseignants. Seulement, ce jeudi 11 avril, dans une déclaration à la presse, la Fenapeg a presque décliné l’invite, exprimant son «soulagement» à la suite de la décision du gouvernement de suspendre les cours pour une durée indéterminée.

La fédération présidée par René Mezui Menie exhorte le gouvernement «à mettre à profit cette période de vacance des cours pour réexaminer sereinement l’ensemble des réformes querellées aux fins de sauver notre école en péril».

 
 

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