Imputant la rupture des stocks d’antirétroviraux (ARV) à «l’incompétence» de la ministre de la Santé, le président du Réseau des organisations libres pour la bonne gouvernance (ROLBG) appelle Denise Mekam’ne à rendre son tablier.

Denise Mekam’ne, la ministre d’Etat à la Santé, invitée à la démission. © D.R.

 

La rupture actuelle des stocks d’antirétroviraux (ARV) a mis en rogne le président du Réseau des organisations libres pour la bonne gouvernance (ROLBG), qui veut la tête du coupable désigné de cette situation : la ministre de la Santé. Dans un post sur sa page Facebook, le 5 mars, Georges Mpaga a appelé Denise Mekam’ne à démissionner pour «incompétence».

D’autant que cette situation n’est pas la première du genre. «À titre de rappel, entre 2017-2018 sous la direction de la ministre Denise Mekam’ne, une rupture d’antituberculeux avait été constatée dans notre pays, provoquant à sa suite, une véritable hécatombe avec plusieurs centaines de morts parmi les malades atteints de la co-infection TB/VIH», a rappelé Georges Mpaga.

Ce dernier regrette que le gouvernement n’ait pas tiré les conséquences de la précédente pénurie d’antituberculeux, pour se prémunir de la rupture actuelle d’ARV. «Le Gabon connait une nouvelle rupture d’ARV qui traduit l’incapacité notoire du gouvernement gabonais à agir de manière appropriée afin de réduire l’impact du VIH/Sida au Gabon et, offrir les meilleures solutions de prise en charge antirétrovirale aux milliers de compatriotes abandonnés, faute de volonté politique», a déploré le président du ROLBG.

En effet, la situation actuelle met en danger la vie des séropositifs suivis par les Centres de traitement ambulatoire (CTA). Si le traitement est entièrement gratuit pour ces malades, son arrêt temporaire met leur vie en danger, d’autant plus que la maladie est à ce jour incurable.

Georges Mpaga est d’autant plus remonté que cette rupture d’ARV arrive au moment où le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme séjourne dans le pays en vue de l’attribution d’un nouveau financement contre la co-infection TB/HIV. «Et maintenant que son incompétence est avérée, Denise Mekam’ne doit partir du département de la santé à cause de son bilan néfaste à tous les niveaux de la pyramide sanitaire. Son échec est palpable !», a conclu le président du ROLBG.

 
 

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