Pour contraindre le gouvernement à plancher sur ses points de revendications, portant sur le paiement de services rendus aux retraités, la régularisation des situations administratives et la prise en compte du dernier salaire de base dans le calcul de la pension retraite, le Syndicat national des enseignants-chercheurs (Snec) a lancé, ce 11 juin, une grève d’avertissement de 14 jours.

Le portique de l’Université Omar Bongo. © Gabonreview

 

Au terme d’une assemblée générale le 7 juin à Libreville, le Syndicat national des enseignants-chercheurs (Snec) a lancé une grève d’avertissement de 14 jours. À travers ce break ayant pris effet ce 11 juin, les membres du Snec veulent exiger le rétablissement de leurs droits sur trois points de revendications principaux.

Le premier point concerne le paiement aux retraités des services rendus. Selon le président du Snec, «avant 2015, les services rendus n’étaient payés qu’aux contractuels». Cependant, le statut de la Fonction publique prévoit l’extension à tous les agents publics. Curieusement, relève Jean Remy Yama, «les seuls agents publics bénéficiant du paiement de services rendus sont les éléments de la Garde républicaine». Toute chose qui constitue une discrimination estime Jean Remy Yama.

Le deuxième point de revendication porte sur la régularisation des situations administratives. Celles-ci concernent notamment les postes budgétaires, les intégrations, titularisations, avancements après Cames et changements de corps. Tout ceci est garanti, selon Jean Remy Yama, par l’article 127 du statut de la Fonction publique.

Quant au dernier de motif revendication, le Snec exige la prise en compte du dernier salaire de base dans le calcul de la pension retraite conforment à la loi 4/96 fixant la base liquidable égale fraction de la solde de base sur laquelle est assise la retenue.

Pour Jean Remy Yama, la grève est la résultante de la non prise en compte, par le gouvernement, du préavis de grève déposé sur le 20 mai. Prolongé de huit jours, ce préavis est arrivé à expiration le 29 mai dernier. Ayant constaté que le gouvernement n’a pas daigné trouver de solutions à ses différents points de revendications, le Snec a donc décidé d’entrer en grève d’avertissement de 14 jours. Cette grève pourrait se corser dans les prochains jours si le gouvernement continue de briller par son mépris.

 
 

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