Pour tenter de remettre à flot la Société gabonaise de transport (Sogatra), le fabricant d’autobus brésilien et le groupe automobile allemand ont été sollicités par l’État gabonais.

Marcopolo et Volkswagen appelés à la rescousse pour sauver Sogatra. © Gabonreview

 

Justin Ndoundangoye et ses hôtes, le 13 mars 2019, à Libreville. © D.R.

Soumise à d’importantes difficultés d’ordre structurel et financier depuis plusieurs années, Sogatra devrait pouvoir recouvrer sa santé dans les prochains mois. C’est, en tout cas, l’ambition de Justin Ndoundangoye qui dit mettre un point d’honneur à ce que cette société de transport public joue pleinement son rôle à Libreville, comme à l’intérieur du pays. Pour ce faire, le ministre des Transports et de la Logistique a discuté, mercredi 13 mars à Libreville, avec des représentants de Marcopolo et Volkswagen. Le fabricant d’autobus brésilien et le groupe automobile allemand sont censés apporter un soutien technique à la Sogatra.

Avec ses invités, Justin Ndoundangoye a, en effet, évoqué la possibilité de «remettre en circulation les bus en panne le plus vite possible, afin de répondre aux besoins et aux attentes des populations». En juin 2016, par l’entremise du concessionnaire brésilien local Sivva, Marcopolo avait fourni à la Sogatra 36 bus d’une cinquantaine de places. Le gouvernement gabonais entend donc signer un partenariat avec la marque d’automobile brésilienne pour la maintenance des bus immobilisés et ceux en circulation.

Le ministre des Transports envisage également la possibilité de «renforcer le parc automobile de la Sogatra». Sur volet du projet, l’allemand Volkswagen pourrait fournir de nouvelles berlines devant servir pour les taxis-compteur. En juin 2016, la société avait acquis 32 véhicules berline de marque Ford. Moins d’une vingtaine sont en circulation actuellement.

Pour relancer Sogatra, le gouvernement envisage également d’«avoir un atelier de pièces de rechange sur place au Gabon», et de former les agents de la société chargés de la maintenance des véhicules. Pour Justin Ndoundangoye, l’objectif est d’«éviter de continuer d’importer la main-d’œuvre et créer plus d’emplois en faveur de nos compatriotes». Un de ses prédécesseurs, Ernest Mpouoh Epigat, avait déjà invité Marcopolo à s’installer au Gabon deux ans plus tôt.

 
 

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