Alors que le championnat national de football peine à démarrer, le ministre des Sports, Alain-Claude Bilie-By-Nze, a récemment réuni les acteurs. Au-delà du démarrage des championnats, il a été question de ce que sera le sport gabonais dans les années à venir.

Alain-Claude Bilie-By-Nze face à la presse, le 23 janvier 2019, à Libreville. © Gabonreview

 

Au regard des nombreuses expériences relatives aux différentes organisations des compétitions autour du football national et de leurs retombés pour le développement du pays, le gouvernement s’est fixé de nouveaux objectifs. Présenté comme un sport privilégié, du fait des ressources financières qui y sont injectées, le ministre en charge des Sport a présenté la nouvelle vision qui devrait être appliquée à cette discipline.

Alain-Claude Bilie-By-Nze a indiqué que le gouvernement veut améliorer les choses dans ce secteur, sur la base de l’expérience du championnat de football professionnel financé exclusivement par l’État. «Ce championnat n’a pas permis d’atteindre les objectifs que nous nous étions assignés, à savoir une montée en puissance des clubs qui devraient avoir toutes les sections et les infrastructures et une autonomie au bout de cinq exercices», a noté le membre du gouvernement.

Selon le ministre des Sports, ce «championnat n’a pas non plus permis de nourrir notre équipe nationale en quantité et en qualité, en terme de joueurs». «Aujourd’hui, sur 23 joueurs appelés à l’équipe nationale, seuls quatre évoluent dans ce championnat et seul est souvent titularisé. Ce qui veut dire que ce championnat n’est pas le reflet de notre équipe nationale qui, elle-même, est empêtrée dans les difficultés».

Pour retrouver un certain équilibre, Alain-Claude Bilie-By-Nze propose de mettre l’accent sur le sport amateur et semi-professionnel. «Lorsque je parle de championnat professionnel, il concerne à la fois le football, le handball, le basket, tous ces sports qui ont bénéficié des subventions, bien sûr à des degrés différents», «Il faut tout revoir de sorte à revenir à des formules que nous avons connus et qui ont fonctionné», a-t-il dit.

Le ministre propose également le renforcement de la détection, la formation et l’encadrement pour accélérer le sport amateur et «nourrir l’élite». «Aujourd’hui vous avez un championnat élite, mais il n’y a pas un championnat amateur digne de ce nom», a-t-il regretté, tout en recommandant de renouer avec les compétitions provinciales, régionales et nationales.

Cette nouvelle vision passe par la création de quatre académies des sports. Elles devront bénéficier des infrastructures des deux Coupes d’Afrique des nations de football organisées par le Gabon en 2012 et 2017. Ces académies seront réparties entre Oyem, Franceville, Port-Gentil et Libreville. «L’objectif étant de détecter de jeunes talents. Il faut se donner une perspective à cinq ans, dix ans. On ne va pas continuer à faire semblant», a soutenu le patron des Sports, relevant que ce n’est pas «la préparation de deux ou trois semaines qui va pousser une équipe à aller chercher des résultats».

 
 

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