Construit dans le cadre de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) de football 2012, que le Gabon a organisé avec la Guinée Equatoriale, l’hôtel dit de la Can, situé à Nzeng-Ayong dans le 6e arrondissement, n’est plus que l’ombre de lui-même. Abandonné, il croupit sous de hautes herbes depuis des lustres.

Le portail principal de l’Hôtel de la Can envahit par l’herbe et les fleurs devenues arbres. © D.R.

 

Érigé sur l’une des crêtes des collines de Nzeng Nzeng-Ayong,  l’Hôtel de la Can est dans l’abandon. La nature a repris ses droits sur ce site de fière allure, l’une des perles du 6e arrondissement.

Construit dans le cadre de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) de football 2012, que le Gabon a organisé avec la Guinée Equatoriale, cette belle structure hôtelière qui a accueilli les pensionnaires du Centre de formation Samuel Eto’o ressemble aujourd’hui aux ruines d’un vieux monument à l’abandon. Elle croupit dans de hautes herbes. Les fleurs entourant la clôture sont devenues quasi-sauvages.

La population riveraine s’étonne de cet abandon, pour des bâtiments construits par l’Etat. «On ne saurait vous dire ce qu’il s’est passé pour que l’hôtel de la Can devienne comme ça», a déclaré un riverain. «C’était notre fierté. On a vu de grands joueurs loger ici. On a cru que cela allait aider à donner une âme à notre quartier», a-t-il regretté.

La structure a été fermée depuis au moins deux ans, sans raisons, ni explications. «Est-ce la mauvaise gestion, le mauvais emplacement, le manque de rentabilité qui a occasionné cet abandon ? Personne ne le sait», renchéri un autre. Certains affirment que le matériel de l’hôtel  avait été emporté par le personnel du Centre de formation qui réclamait des arriérés de salaire.

«Il se dit que des gens sont sorti d’ici avec qui, un matelas, un lit, un frigo, une chaise, etc. Si c’est vrai, c’est peut-être cela qui a précipité la fermeture de cet hôtel», a indiqué la gérante d’un bistrot situé non loin de l’hôtel.

La restauration de ce site n’est visiblement pas à l’ordre du jour ni au ministère du tourisme ni à l’Agence gabonaise de développement et de promotion du tourisme et de l’hôtellerie (Agatour). Un bel investissement laissé à la merci de la nature.

 
 

1 Commentaire

  1. Moussavou Ibinga Jean dit :

    La vrai problème de cet hôtel est la propriété du terrain : le titre foncier est au nom d’Eyéghé Ndong, comme celui du terrain sur lequel se trouve la Cour constitutionnelle est au nom des Bongo, comme celui d’Oyo est au nom de Léon Mébiame…. Ne riez pas et n’oubliez pas qu’au moment du lancement des travaux de la Can 2012, Eyéghé était PM…

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