Le commerce illicite des objets et trophées prohibés de la faune prolifère dans la province du Woleu-Ntem. Cinq personnes ont été arrêtées en ce début de semaine en pleine transaction de vente d’ivoire.

A Minvoul, un nouveau cas de trafic d’ivoire a été décelé dans un hôtel de la ville, le 4 mai, tandis qu’à Oyem, non loin de cette ville, ce sont trois trafiquants qui ont été appréhendés avec de l’ivoire. © D.R

 

À Minvoul, un nouveau cas de trafic d’ivoire a été décelé dans un hôtel de la ville, le 4 mai, tandis qu’à Oyem, non loin de cette ville, ce sont trois trafiquants qui ont été appréhendés avec de l’ivoire.  L’opération de Minvoul a été conduite par une équipe des éléments de la Direction générale des recherches (DGR) et des Eaux et Forêts, appuyée par l’ONG Conservation Justice. Informés de la tenue d’une vente d’ivoire dans cette ville du nord du Gabon, les agents se sont rendus sur le site de la transaction, un hôtel de la place. Ils ont aperçu un homme suspect portant un sac. Après une longue période d’observation, ne voyant personne d’autre arriver, les agents sont intervenus et ont appréhendé l’homme portant le sac. Un certain Issa Moloma, de nationalité burkinabée. Ce dernier avait à sa possession deux pointes d’ivoire sectionnées en deux morceaux qu’il s’apprêtait à vendre.

Interrogé, le Burkinabé va dénoncer un certain Bilié Sylvain, de nationalité gabonaise, comme étant le propriétaire de ces produits. Celui-ci sera à son tour arrêté non loin du lieu de l’opération. Les deux complices ont été conduits à Oyem, notamment dans les locaux de la DGR où ils sont gardés à vue, en attendant d’être déférés au parquet.

Un jour plutôt à Oyem, trois trafiquants ont été interpellés au moment où ils s’apprêtaient à vendre leur produit. Les agents ont surpris Georgelin Becka Mbeng (enseignant au lycée Richard Nguema Békalé), Gustave Assoumou (agent médical à la Cnamgs) et Maxime Owono (Pêcheur) en flagrant délit de détention et de commercialisation de deux pointes d’ivoire sectionnées en quatre morceaux. Les trois suspects ont été conduits dans les locaux de la Police judiciaire pour un interrogatoire suivi de deux perquisitions. Celles-ci ont permis de saisir trois armes : un calibre 12, un 14 millimètres et un 458 pour la grande chasse. Les suspects ont été mis en garde à vue en attendant d’être déférés devant le procureur de la République.  Tous risquent jusqu’à 6 mois de prison pour avoir violé les dispositions des articles 92, 274 et 275 du Code forestier et l’article 3 du décret 163/PR/MEF du 19 janvier 2019 fixant les conditions de détention, de transport et de commercialisation des espèces animales sauvages, des trophées et des produits de la chasse.

 
 

1 Commentaire

  1. diogene dit :

    Aucun client de pris ?

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