Une nouvelle tectonique de traitement des fibromes a été présentée aux médecins et aux étudiants de l’Université des sciences de la santé (USS), le 15 janvier, au cours d’un séminaire au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL). Cette technique, l’embolisation, jugée révolutionnaire, consiste à boucher les vaisseaux qui nourrissent les fibromes.

Au CHUL, l’embolisation utérine a été présentée aux blouses blanches pour le traitement des fibromes. © Gabonreview

 

Pr Meye lors de son intervention. © D.R.

L’embolisation a été au centre des travaux d’un séminaire organisé, le 15 janvier, au Centre hospitalier universitaire de Libreville et axé sur le traitement des fibromes. Cette technique jugée révolutionnaire, présentée aux médecins et aux étudiants de l’Université des sciences de la santé, consiste à boucher les vaisseaux qui nourrissent les fibromes.

Selon l’un des animateurs du séminaire, Pr Paulette Yapo, neurologue, spécialiste en radiologie interventionnelle au Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Abidjan, en Côte-d’Ivoire, les fibromes sont traités de trois façons. Les deux premières façons, a-t-elle indiqué, sont la prescription des médicaments par des gynécologues et l’opération.

«Les médicaments ne les font pas disparaître totalement. Il faudra toujours revenir. Ça calme les saignements, mais les saignements reviennent à chaque règle. Puis il y a la chirurgie. Les gynécologues proposent d’extraire ces myomes, mais ça repousse, sur 1 femme sur 5, au bout de 5 ans», a-t-elle expliqué. Lorsqu’une femme a été opérée jusqu’à 3 fois, «les gynécologues sont obligés d’enlever l’utérus. C’est-à-dire de faire une hystérotomie».

Le 3e type de traitement, a-t-elle dit, c’est l’embolisation. Selon le Pr Jean François Meye, spécialiste de gynécologie obstétrique, médecin à la Fondation Jeanne Ebori et doyen de la Faculté de médecine, «l’embolisation consiste à boucher les vaisseaux qui nourrissent ces fibromes au niveau de l’utérus de la femme». Paulette Yapo estime que c’est une technique «révolutionnaire», car, «on n’a pas besoin d’ouvrir le ventre, on n’a pas besoin de faire une anesthésie générale, on n’a pas besoin de faire une transfusion sanguine». Dans la pratique, a-t-elle expliqué, «la patiente est totalement éveillée, et on passe à travers les artères qui nourrissent les fibromes pour mettre les médicaments dans les fibromes».

Cette démarche opératoire est nettement avantageuse, indique le Pr Meye. «C’est une technique que font les radiologues en mettant un tuyau dans les vaisseaux pour arriver au plus près de ces fibromes et envoyer les particules pour les boucher. L’intérêt de le faire, c’est que ça éviterait d’opérer systématiquement les femmes sachant qu’il y a quand même des indications par rapport à cette technique». Selon lui, il y a lieu de former des blouses blanches dans le domaine, car cela permettrait d’avoir des ressources humaines en fonction des besoins de la population. «Au Gabon, nous avons beaucoup de femmes jeunes qui portent des myomes. Plus les fibromes sont petits, mieux il faut pratiquer cette technique. Si on la pratique, ça éviterait de les opérer», a-t-il dit.

Si le Pr Yapo a préconisé la formation d’une trentaine de médecins dans le domaine, le Pr Meye a dit avoir mis en place la formation des radiologues pour la maîtrise de cette technique. Cependant, a-t-il signalé, les premières promotions ne sortiront que dans 3 ans. «Mais en attendant, on peut s’organiser pour faire en sorte que nos radiologues aillent se former sur ces techniques et venir s’occuper des patients ici au Gabon», a-t-il conseillé.

Selon les sources médicales, 70 à 80% des femmes en âge de procréer en Afrique sont porteuses de fibromes utérins. Ces tumeurs bénignes encore appelées myomes, très gênantes pour les femmes, peuvent entraîner certaines complications comme des hémorragies, baisse de la fertilité ou encore compression des organes voisins (vessie, rectum, uretères).

 
GR
 

2 Commentaires

  1. KOUNKOU dit :

    Bonjour je m ‘appelle Chanelle KOUNKOU Originaire du CONGO BRAZZAVILLE je suis dans la même situation j ‘ai deux myomes dans l utérus. et trois autres dans le ventre je veux que vous m ‘aider s’il vous plait je ne veux pas me faire ouvrir le ventre .

    Merci

  2. Ma fille a 30 ans , elle est diagnostiquée avoir 5 fibromes , ne voulant pas la chirurgie je sollicite un rendez-vous pour un entretien afin de programmer un traitement pour le bien être de ma fille . Merci

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