40 ans après la mise en service du premier tronçon du chemin de fer gabonais, le gouvernement exhorte l’exploitant Setrag à envisager dans les prochains mois un programme de réhabilitation et d’extension censé répondre aux défis du moment.

Le Transgabonais devrait bientôt connaître des travaux de réhabilitation et d’extension. © Overblog/Samperode Mba

 

Vieux de 40 ans, le Transgabonais a connu ces dernières années plusieurs déboires, causant de nombreux morts et d’importants dégâts matériels lors d’accidents à répétition. Pour Justin Ndoundangoye, il est temps que ça change. Les défis économiques de l’heure imposent d’ailleurs que le chemin de fer gabonais soit en phase avec les ambitions du pays et de ceux du principal exploitant, la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag).

À la faveur d’une réunion, mardi 26 mars, le ministre des Transports et de la Logistique a exhorté les responsables de la Setrag et ceux de l’Autorité de régulation des transports ferroviaires (Artef) à envisager dans les prochains mois un programme de réhabilitation et d’extension du chemin de fer. Justin Ndoundangoye les a précisément invités à «optimiser le Transgabonais, construit à l’origine sur une seule voie, avec des possibilités de croisements essentiellement dans les grandes gares». Son idée : construire des voies de contournements qu’il nomme «gares dynamiques». L’objectif étant de faciliter les croisements de trains.

De même, le membre du gouvernement a conseillé à l’Artef et à Setrag d’«envisager la construction des voies de dédoublements à certains niveaux, notamment entre Ndjolé, Ntoum et Owendo où sera érigée la première gare multimodale à Essassa, pour satisfaire le grand besoin généré par l’intense activité sur la Zone économique spéciale à régime privilégié de Nkok».

En 2020, 15 millions de tonnes de minerais devraient être transportées sur le Transgabonais. C’est d’ailleurs à la même année que Comilog envisage de lancer son projet «Comilog 2020», avec le redéploiement des activités minières de la Compagnie vers le plateau Okouma et le doublement de sa production. Le Transgabonais a donc intérêt à suivre !

 
 

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