Casting difficile que celui à réaliser sur les 500 personnes environ composant la caravane de la Tropicale Amissa Bongo. Au hasard des rencontres sur l’étape 6 du circuit port-gentillais ce 25 janvier, il y a eu le champion récidiviste Erythréen de l’équipe Nippo-Delko Provence, le coach ultra optimiste du Rwanda, le specialiste radio du tour, le chef de la délégation partenaire de la CNSS, le directeur nippon de l’équipe Nippo Delko Provence et le pilote du président du jury, tous des gens merveilleux.

© Gautier Demouveaux

 

L’homme du jour : Biniam Girmay, le récidiviste

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Déjà vainqueur de l’étape Mitzic-Ndjolé, l’Erythréen Biniam Girmay a récidivé 72 heures plus tard, en remportant le circuit de Port-Gentil en 02h47’39’’. «C’était une excellente course aujourd’hui. On a bossé ensemble avec l’équipe, franchement et je remercie mes coéquipiers pour m’avoir permis de réaliser cette performance», a indiqué le cycliste de Nippo-Delko Provence. Très humble du haut de ses petits 19 ans, il met en avant le travail d’équipe de la formation française : «Ça a été difficile mais malgré cela, mon équipe à continuer à me pousser pour que je parvienne à ce résultat. C’est à l’équipe qu’il faut rendre tout le mérite. On a été bon ensemble car sur le plan personnel, c’était extrêmement difficile aujourd’hui. Heureusement que j’étais bien accompagné».  Le vainqueur de la 6e étape de la Tropicale Amissa Bongo pense que le cyclisme africain monte, la Tropicale Amissa Bongo contribuant énormément à cette montée en puissance. «La Tropicale est très importante car elle permet aux Africains de se confronter aux professionnels et d’intégrer parfois leurs équipes», conclu Biniam Girmay.

Rwanda / Felix Sempora : Gagner l’ultime étape avec 3 cyclistes seulement

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Felix Sempoma, directeur sportif du Rwanda, et sa sélection tentent toujours de remporter la Tropicale Amissa Bongo pour une 2ème fois en 3 tentatives après la victoire de 2018. On l’a vu avec Joseph Areruya arrivant 2ème sur l’étape 4 (Lambaréné-Mouila). Felix Sempoma reconnait que «cette édition est très difficile. Il y a beaucoup d’équipes professionnelles très fortes et des équipes africaines fortes. On attend la dernière journée et on verra, car nos gars sont prêts». Souvent comparé à l’Érythrée sans en avoir les mêmes résultats à ce jour, le Rwanda ne baisse pas du tout les bras. «Demain, nous chercherons à gagner une étape et à conserver notre maillot de meilleure équipe africaine. Mais ce n’est pas facile», indique Felix Sempoma qui n’a plus que trois cyclistes dans le jeu, les trois autres ayant fait une chute à Port-Gentil. «Pour le moment nous restons la meilleure équipe du tour. Nous ferons l’effort demain, de conserver notre maillot de meilleure équipe africaine».

Eddy Trohel, la radio dans la peau

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Présent sur la Tropicale depuis 4 ans, Eddy Trohel gère la transmission radio pendant les courses. Il s’agit de ce genre de talkie-walkies placés dans de nombreuses voitures, notamment celles des directeurs sportifs, de certains responsables et des médias. C’est à partir de ces radios «qu’on signale les crevaisons, par exemple, et que les médias sont informés du déroulement de la course. C’est du VHF avec des fréquences sur lesquelles seules les infos de la course sont diffusées», confie Eddy Trohel. Le système compte environ 85 postes radio sur toute la course et couvre un rayon de 10 kilomètres, quand les intempéries ne s’en mêlent pas. Sans équipe derrière lui, Eddy Trohel gère tout seul ce dispositif. Le Français jouit d’une belle expérience. «Je ne fais que ce métier-là, en Europe sur des courses comme la course cycliste Paris-Camembert, en France», assure-t-il.

Partenariat / Dr Laurent Yami : «La CNSS apporte un plus à l’épanouissement du sport»

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Forte d’une délégation de 16 membres sur l’édition 2020, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) «est partenaire de la Tropicale Amissa Bongo depuis pratiquement sa création. C’est la raison pour laquelle, nous avons le titre de partenaire major dans le panel des partenaires», rappelle le Dr Laurent Yami, secrétaire général de la CNSS. Un accompagnement de tous les instants, notamment matérialisé par la mise à disposition de matériel roulant. «Pour cette édition, nous avons pu mettre cinq véhicules à disposition de la Tropicale. En plus de cet apport logistique, nous avons également les moyens humains. A chaque tribune, sur toutes les étapes où nous sommes passés, vous voyez que la CNSS est très représentée», précise le chef de la délégation CNSS sur la caravane de la course cycliste. Que gagne donc la CNSS en retour du déploiement d’autant de moyens et énergie ? «Sur le plan général, la CNSS apporte un plus à l’épanouissement du sport au niveau national et plus particulièrement au niveau de la Tropicale. Nous avons également des sportifs et c’est ce qui nous amène à soutenir un certain nombre d’évènements le Run in de Masuku, le 10 Km de POG ou encore, le Marathon du Gabon», explique le Dr Laurent Yami.

Nippo Delko Provence / Takehiro Mizutani : Amener Biniam Girmay au sprint

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Ancien sociétaire de l’équipe cycliste japonaise Bridgestone-Anchor, Takehiro Mizutani est aujourd’hui le directeur sportif de l’équipe Nippo Delko Provence. Son poulain Biniam Girmay, déjà vainqueur de la 3ème étape de la Tropicale Amissa Bongo mercredi, a récidivé à Port-Gentil (6ème étape). «C’est super ! Il n’y pas autre chose à dire», lâche Takehiro Mizutani avant d’ajouter : «il a mérité. Tous nos équipiers ont bien travaillé. C’est quand même un coup plus beau que la première fois. C’est bien de gagner un coup pour la deuxième fois, pour notre équipe et pour lui aussi, surtout qu’il est africain. Il est plus local que moi (rires). Pour cette course on a mis en place une stratégie consistant à les amener à terminer au sprint».

Pour l’étape finale, le coach nippon a laissé entendre que «pour le général, on essaie d’attaquer. Mais bon, ce n’est pas facile parce qu’il y a pas mal de retard. Pour Biniam, il y a plus de chance de gagner demain. Si c’est le même scénario, on va essayer de l’amener au sprint.»

Édouard Ekomie, le cycliste qui a troqué le guidon pour un volant

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Ancien cycliste de l’équipe du Gabon, Édouard Ekomie continue d’arpenter les pistes de la Tropicale Amissa Bongo, sans être sur un vélo. Ayant participé à six éditions de la course gabonaise, il s’est reconverti en… pilote. «Je suis pilote du président du jury. Celui-ci régule la course et veille au respect des règles pendant l’étape. Et moi je le conduis», explique Édouard Ekomie. Le jeune homme en est à sa quatrième année dans cette activité. Deux ans durant auparavant, il exerçait la même activité en conduisant le commissaire de la Tropicale. «L’objectif des organisateurs est qu’il y ait plus d’anciens coureurs dans l’organisation de la course. Ce qui assure à ceux-ci une bonne reconversion dans l’univers du cyclisme», affirme-t-il. Cette expérience lui a permis de découvrir certaines facettes du cyclisme qu’il ignorait en tant que coureur.

 
 

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