Si la flambée de violences xénophobes en Afrique du Sud suscite la colère des populations, elle suscite aussi l’inquiétude des gouvernements comme celui du Gabon. Le pays appelle ses ressortissants en Afrique du Sud à une extrême vigilance et assure qu’aucun Gabonais n’a péri à cause de cette situation. Il n’y a donc aucun rapatriement prévu.

En Afrique du Sud, “aucun Gabonais à ce jour n’a été victime de violence” © James Oatway/REX/SIPA

 

Depuis plusieurs jours, l’Afrique du Sud est le théâtre de violences xénophobes. Entre images choquantes circulant sur les réseaux sociaux et reportages télévisés, plusieurs États ne sont pas indifférents. Pour aborder cette question, le ministre gabonais des Affaires étrangères, a reçu le 8 septembre, l’ambassadeur de l’Afrique du Sud au Gabon. Alain-Claude Bilie-By-Nze a principalement exprimé à Queen Anne Zondo «l’inquiétude des autorités gabonaises» par rapport à la situation des Gabonais en Afrique du Sud.

Selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères à ce sujet, l’ambassadeur de l’Afrique du Sud qui a déploré la situation dans son pays, a exprimé le regret du gouvernement sud-africain. Signifiant que ladite situation est «extrêmement localisée», elle a indiqué qu’elle «ne revêt pas l’envergure que les réseaux sociaux décrivent». Selon elle, les autorités  travaillent avec la police et les acteurs sociaux pour un retour au calme. «Il n’y a pas de chasse aux étrangers telle que cela apparaît dans certains médias», a laissé entendre Queen Anne Zondo.

La thèse de la chasse aux étrangers, plusieurs Gabonais y croient d’autant plus qu’une rumeur selon laquelle un Gabonais a péri à cause de ces violences xénophobes circulait sur les réseaux sociaux. Dans son communiqué, le ministère des Affaires étrangères a démenti cette rumeur, en affirmant qu’«aucun Gabonais à ce jour n’a été victime de quelque violence que ce soit en rapport avec la situation». Qu’à cela ne tienne, le ministère des Affaires étrangères appelle les Gabonais résidant en Afrique du Sud à «une extrême prudence et à ne pas se rendre dans les quartiers identifiés comme névralgiques».

La rencontre entre le ministre des Affaires étrangères et l’ambassadeur de l’Afrique du Sud a également été mise à profit pour aborder la question du Sud-Africain tué à Okondja, dans la province du Haut-Ogooué. Si le ministère assure qu’une enquête a été ouverte, il indique tout aussi que cette affaire n’a «aucun lien avec les événements en Afrique du Sud».

 
 

2 Commentaires

  1. REINE DES BAFONDS dit :

    Lamentable, intrépide et dégueulasse le comportement des noirs de l’Afrique du sud. Une véritable racaille des temps modernes, des bouffons et des crapeaux.
    Quelle cruauté, quelle barbarie. Assassiner avec une telle facilité des frères et sœurs du continents qui se sont battus pour vous délivrez de l’oppression blanche…
    je m’attendais à une condamnation de cette jungle sauvage ou une médiatisation pour nos médias pro gouvernementaux de nos états aussi voyous mais rien.
    comme si cette barbarie leur donnait du répit à gerer leurs pbs de maintien aux postes.

  2. moundounga dit :

    Bjr. Mieux vaut prévenir que guérir. Faites revenir nos compatriotes au pays le temps que la fièvre de la xénophobie tombe en AFSUD. En son temps OBO aurais déjà donné des instructions en ce sens.AMEN.

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