Le vice-président de la République gabonaise, Alexandre Barro Chambrier, a reçu, le 5 mai, une délégation du groupe japonais Asia Minerals Limited (AML). Le groupe conduit par son président, Shuzaburo Tsuchihashi, est à Libreville dans le cadre des discussions portant sur la création d’une usine de transformation de manganèse au Gabon. Une démarche qui illustre l’intérêt croissant des investisseurs internationaux pour le potentiel industriel du pays, en particulier dans la valorisation locale de ses ressources naturelles.

Le vice-président de la République gabonaise, Alexandre Barro Chambrier, et président, Shuzaburo Tsuchihashi, président du groupe AML, le 5 mai à Libreville. © D.R.

 

Une délégation du groupe japonais Asia Minerals Limited (AML), venue discuter de la création d’une usine de transformation de manganèse, au Gabon, a été reçue en audience, le 5 mai, par le vice-président de la République gabonaise, Alexandre Barro Chambrier. Cette initiative est le reflet de l’intérêt croissant des investisseurs étrangers pour le développement industriel du Gabon et notamment pour la valorisation locale des ressources naturelles du pays.

Aux côtés du directeur général de l’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI), Ghislain Moandza Mboma, les échanges se sont inscrits dans la continuité de la politique impulsée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Celle-ci vise à accélérer la transformation, sur place, des matières premières, afin de renforcer la chaîne de valeur nationale et de réduire la dépendance aux exportations de produits bruts.

Le Gabon entend capitaliser sur cette ressource stratégique pour soutenir son industrialisation

À l’issue de la rencontre, les représentants d’AML ont indiqué qu’une mission technique sera prochainement dépêchée au Gabon pour évaluer les conditions concrètes de mise en œuvre du projet. Cette étape marque une avancée vers une éventuelle implantation industrielle, dans un contexte où les autorités gabonaises ont annoncé, dès 2025, l’interdiction de l’exportation du manganèse brut à partir de janvier 2029, assortie d’une période transitoire de trois ans pour permettre l’adaptation des opérateurs.

Deuxième producteur mondial de manganèse, le Gabon entend capitaliser sur cette ressource stratégique pour soutenir son industrialisation. Le projet porté par AML pourrait, selon les premières estimations, générer des emplois directs et indirects, tout en dynamisant des secteurs connexes, tels que les infrastructures, la logistique et la maintenance industrielle. Cette initiative s’inscrit ainsi dans une vision plus large de diversification économique et de création de la valeur pour le pays.

 
GR
 

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