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Le prévenu de 57 ans soupçonné d’avoir violé, tué et maquillé en suicide par pendaison le meurtre de sa fille de 18 ans à Kango n’a pas convaincu le parquet de Libreville qui a requis  son placement en détention préventive à la prison centrale de Libreville. Romuald Tsinga n’a pas su expliquer la présence de son couteau à côté du corps sans vie de sa fille Leslie Erica et l’origine du sang sur son imperméable accroché dans sa maison.

En détention préventive à «Sans-Famille», Romuald Tsinga attend d’être jugé. © L’Union

 

C’était prévisible en raison des incohérences entre ses explications et les indices trouvés sur le corps de la jeune disparue qui faisaient de lui le principal suspect. Romuald Tsinga dort depuis quatre jours à la prison centrale de Libreville. Le parquet devant lequel ce compatriote de 57 ans a été présenté le vendredi 19 juin a déclaré son placement en détention préventive, le temps de finaliser l’enquête lancée à Kango au début du mois de juin courant à la suite du décès de Leslie Erica Tsinga, sa fille.

Élève au lycée Marcellin Ndong Mbie de Kango, la jeune adolescente de 18 ans avait en effet été retrouvée accrochée à un fil de fer dans une maison inachevée à proximité de la demeure familiale. La macabre découverte avait été faite par son père qui assure avoir été inspiré tôt ce matin-là par «les esprits». Rien que ça !

Pas franchement portés sur le mysticisme, les agents de la brigade de gendarmerie de Kango-centre, au regard des indices accablants observés sur la scène et les explications décousues de Romuald Tsinga ont assez vite décidé de le placer en garde à vue. D’autant qu’une quinzaine d’années plus tôt, en 2004, ce compatriote a été écroué à la prison de Mouila pour le meurtre d’un homme.

Détails encore plus troublants, en plus des traces de violence, y compris sexuelle, décelées sur corps sans vie de la jeune fille, les enquêteurs ont retrouvé à côté d’elle le couteau et un bouillon cube dont se servait habituellement le père pour entretenir ses palmiers. Or, «des traces jaunâtres de vomissures assimilables à la couleur du bouillon cube ont aussi été remarquées sur le tee-shirt que portait la victime», rapporte L’Union, ce mardi 23 juin. Le quotidien ajoute que les limiers de la gendarmerie de Kango ont également retrouvé, accroché dans la maison de sieur Tsinga, un imperméable maculé de sang… avec un bouillon cube dans l’une des poches et un autre dans son sac de travail. Trop d’indices qui l’accusent et expliquent sa mise en détention préventive à «Sans-Famille» où il attend désormais d’être jugé.

 
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