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Alors qu’ils étaient tous passés aux aveux, des braqueurs du quartier Nzeng-Ayong ont été relâchés par le parquet de Libreville une semaine après avoir été arrêtés, informe le quotidien L’Union dans sa publication du 18 mai.

Des braqueurs du quartier Nzeng-Ayong auraient été relâchés par le parquet de Libreville. © D.R.

 

Le 4 mai dernier, au quartier Nzeng-Ayong dans le 6e arrondissement de Libreville, des braqueurs se sont introduits chez un boutiquier qui s’occupait de la transaction Airtel money d’un client. Armés d’armes blanches, les délinquants ont attaqués le boutiquier et son client et ont arraché dans la foulée trois téléphones et la somme de 1,1 million de francs CFA avant de prendre la fuite.

Par instinct, le boutiquier s’est emparé d’une machette et s’est mis à la poursuite des braqueurs. «Ne parvenant pas à les rattraper, il leur lance son arme blanche qui malheureusement n’atteint pas ses cibles», rappelle le quotidien L’Union qui souligne que les indélicats sont revenus sur leurs pas pour frapper le boutiquier avec sa propre machette.

Ce dernier portera plainte. Aidée par des images, dont une vidéo filmée par les délinquants postées sur les réseaux sociaux, la Police judiciaire (PJ) réussira à identifier l’un des bandits, Christinis Mondjo dit Marley, deux jours plus tard (le 6 mai). Puis, Eddy Mapangou, Joël Boutamba Mouloungui et Hans Jeffrey Ikapi, quatre jours après. Ils seraient tous passés aux aveux avant d’être présentés au parquet de Libreville le 11 mai. «La déception des victimes est que leurs bourreaux ont tous été relâchés», commente le quotidien L’Union dans sa publication du 18 mai. Jugeant cette décision du parquet inexplicable, il trouve tout aussi «bizarre» qu’ils aient été relâchés alors que la lutte contre le banditisme est l’un des chantiers de la justice gabonaise et que depuis le mois d’avril, les populations de Nzeng-Ayong dénoncent des braquages en série.

 
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6 Commentaires

  1. diogene dit :

    Quatre adhésions pour l’ajev !

  2. YVES JC LAMEYNARDIE dit :

    La justice pousse les gens à commettre des crimes CAR un jour agacé cela finira très mal ET CES MALFRATS DIRONT QUE LÀ JUSTICE NE M’A RIEN FAIT
    NI RIEN DIT DONC JE PEUX RECOMMENCE

  3. Moukouati dit :

    Voyez-vous nous vivons dans un pays exceptionnel,on nous chante tous les jours que force reste a la loi mais la on vient nous demontrer le contraire.Or,quand les populations veulent faire justice on leur dit que la loi est la pour faire justice.Voila des voyous qui reviendront au quartier regler les comptes a ceux qui les ont fait arreter et les narguer.Messieurs les responsible c’est notre pays arretons!!!

  4. moundounga dit :

    Bjr. le jour ou cela m’arrive, je fais ma vengeance, j’ai déjà dis! Amen.

  5. Paul Bismuth dit :

    Ils n’ont rien compris de l’épisode du passage à tabac et de l’assassinat de ces pauvres innocents accusés d’enlèvement d’enfants. Pourtant on a vu à ce moment-là toute la dangerosité d’une justice populaire. Et voilà que 4 « vrais » coupables sont relâchés par la « vraie » justice, la seule légitime. C’est un très mauvais signal qui est envoyé. Puisque c’est comme cela, nous allons régler nos problèmes comme nous le faisions avant que nous ne vivions ensemble. N’est-ce pas ce qui est recherché ? Décidément cet État est nul partout, même dans ses missions les plus régaliennes. À quoi nous sert-il en fait ? Nous ne sommes que du bétail pour lui.

  6. Élodie dit :

    Comme la victime est un étranger voilà pourquoi ont ne trouve pas nécessaire de garder les braqueurs en prison, cest triste pour le gabon une justice qui favorise certaines et d’autres non,si

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