TATIE

 

Après plus d’un semestre de privation de rassemblements de prière et de partage de la Parole, les catholiques du Gabon se sont rendus nombreux à leurs différentes paroisses, cernées par les forces de l’ordre. Si quelques couacs ont été enregistrés, les échauffourées appréhendées n’ont pas eu lieu. Comme la Guerre de Troie de Jean Giraudoux, la guerre de la Foi n’aura pas lieu.

Diocèse d’Oyem, le dimanche 25 octobre 2020 : le clergé et les fidèles imperturbables face à la Police. © Gabonreview/Capture d’écran vidéo amateur

 

«Frères bien-aimés de Dieu, Dimanche 25 octobre 2020 prenez votre chapelet en main ; ce ne sera pas avec le poing levé que nous nous sanctifierons. Mais avec le rosaire à la main», annoncait la veille, samedi, le Monseigneur Jean Patrick Iba-Ba. L’Archevêque métropolitain de Libreville s’exprimait ainsi dans une note indiquant le protocole à observer dans l’Archidiocèse de Libreville, ce dimanche 25 octobre.

Les chrétiens catholiques se sont donc conformés à l’ordonnancement indiqué : «1- Accueil des fidèles devant chaque paroisse par les différents curés accompagnés de leurs vicaires. 2- Récitation d’une dizaine d’Ave Maria. 3- Proclamation de l’évangile (pas d’homélie) 4- Envoie et bénédiction des fidèles avec le Très Saint Sacrement

Dimanche de crainte

Si ce dimanche 25 octobre était appréhendé par l’opinion publique nationale comme une journée d’affrontement entre les catholiques du Gabon et les forces de l’ordre, les choses ne sont pas vraiment passées comme on pouvait le craindre.  Le Monseigneur Jean Patrick Iba-Ba signalait en effet, la veille, «le déploiement des forces de sécurité et de défense aux abords de nos différentes paroisse, signe de la volonté manifeste de nos dirigeants de violer une fois de plus notre liberté religieuse». Hormis quelques grenades lacrymogènes lancées dans le Diocèse d’Oyem et l’annonce de l’interpellation du père Frédéric Ntoutoum, vicaire de la paroisse Saint-André à Batterie IV (Libreville) et celui de Sainte-Thérèse à Lalala à Libreville également (très vite relâché du fait d’une panne du car de Police qui l’emmenait), l’affrontement pressentie n’a pas eu lieu, du moins selon de nombreux témoignages recueillis à Libreville et les vidéos amateurs en circulation sur les réseaux sociaux. Le père Christian Iloubi, vicaire de la paroisse Saint Dominique de Moanda, dans le diocèse de Franceville, a également été interpellé, selon la page Facebook de l’Église Catholique au Gabon.

Ainsi, ce dimanche 25 octobre, dans la solennité de la dédicace des cathédrales du Gabon, et en conformité avec le protocole édicté par la conférence épiscopale des Évêques du pays, les chrétiens catholiques du Gabon ont affirmé, avec force et fermeté, leur liberté de culte et leur identité de chrétien catholique, chapelet à la main, devant les parvis et aux abords des différentes paroisses. Le déploiement des forces de sécurité et de défense aux abords des églises n’a pas entamé la volonté du clergé d’accueillir les fidèles, animer la prière du chapelet et proclamer la parole.

L’Église a empêché l’affrontement

« Nous ne sommes en conflit avec personne. Nous célébrons Dieu selon son commandement qui nous dit, que nous sanctifierons le jour du Seigneur. Nous avons ouvert les portes des églises pour prier dans un respect de l’amour de Dieu et du prochain. Cependant, nous déplorons que les forces de l’ordre étaient là dans les portes des églises pour disperser les fidèles venus accomplir non seulement un précepte divin, mais aussi un droit de l’homme. Notre pays au lieu d’aller de l’avant, recule », a déploré le coordinateur général des médias catholiques au sein de l’archidiocèse de Libreville, l’abbé Serge Mabickassa, assurant à la population qu’elle peut toujours compter sur sa mère, l’Église.

Dans certaines paroisses, le retour à la prière a été plutôt timide. Mais la détermination des chrétiens était remarquable, à l’instar du culte donné sur le trottoir et au bord des caniveaux à Mikolongo, «non loin de la résidence du ministre de l’Intérieur», selon la légende d’une vidéo amateur. «Force reste à la loi», aiment clamer les autorités du Gabon. Ce qui explique sans doute pourquoi le parvis de la cathédrale Sainte-Marie de Libreville, épicentre du mouvement, a été interdite d’accès et que la proclamation de la parole et la méditation du chapelet ont eu lieu sur le trottoir.

Pour de nombreux observateurs, c’est plutôt l’Église qui a évité l’affrontement. La veille en effet, le Monseigneur Jean Patrick Iba-Ba avertissait : «Respectons les forces de l’ordre, en évitant toute provocation, parole ou geste déplacé. Soyons vigilants, il y aura des gens parmi nous ‘’sans habits de noce’’ pour semer la zizanie.» Et il n’y a pas eu de zizanie. «Nous continuerons d’ouvrir nos églises en respectant les mesures barrières», a indiqué le responsable de la communication du diocèse de Libreville.

⬇️ Quelques images du dimanche 25 octobre dans les diocèses du Gabon. ⬇️

Scènes du dimanche 25 octobre 2020 à Libreville et Oyem. © Gabonreview/Capture d’écran vidéo amateur

 
GR
 

10 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    Merci INFINIMENT aux chrétiens catholiques pour leur bravoure et surtout leur foi. A Ntare Nzame !! Félicitations à eux et à leur chef le Mgr Iba-ba.

    Par contre, moi qui croyais qu’il n’y avait qu’un seul troupeau UNI de chrétiens, j’ai découvert qu’il y avait des chrétiens TRAÎTRES appelés protestants. A Ntare Nzame, pitié pour eux. Je ne connais pas bien les histoires des chrétiens. Mais xest décevant de savoir qu’il y a des chrétiens TRAÎTRES à l’image de l’ancien Mgr Basile Mve. A Ntare Nzame !! Pauvres gens !!

    Le Mgr Basile Mve ne pouvait pas prendre la défense de le Mgr Iba-ba, parce qu’il sait que ce régime qui lui a donné beaucoup d’argent allait le VOMIR. Pitié !! A Ntare Nzame !! Le Mgr Iba-ba, nous les Bwitistes sommes en communion spirituelle avec vous et
    les bons chrétiens qui veulent aussi libérer le pays du joug satanique des Bongo-Valentin-Quai d’Orsay-roitelet (Maroc). Restons UNIS spirituellement.

    Le Gabon et le reste de l’Afrique finira bien par se libérer. Nous y croyons. A Ntare Nzame !!

  2. Serge Makaya dit :

    Sylvia et Nourredine Bongo-Valentin n’ont pas pu et be feront même pas parler le sosie d’Ali Bongo. Ça doit leur coûter très cher que d’entretenir un sosie ventriloque. Pitié. A Ntare Nzame !!

    Y a t’il encore des gabonais qui continuent à croire qu’Ali Bongo est vivant (en dehors des rêveurs et illuminés BONGOISTES et PDGISTES) ? VOTRE ALI EST MÊME DÉJÀ DÉCOMPOSÉ. CESSEZ DE RÊVER LE REVOIR UN JOUR ENCORE. C’EST FINI. ET ÇA, ÇA NE PLAÎT PAS À TOTAL, AU QUAI D’ORSAY ET AU ROITELET DU MAROC. Continuez à vous amuser avec le Gabon et l’Afrique. Comme dit l’adage: qui sème le vent récolte la TEMPÊTE.

  3. Serge Makaya dit :

    Depuis longtemps, notre pays serait libre su nous étions SOUDÉS – UNIS. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Chacun veut faire sa propre cuisine, et donc on n’avance pas pour libérer le pays.

    Père Paul Mba, qu’avez vous encore à craindre pour vous joindre à d’autres pour la libération totale du Gabon ? Je m’adresse à l’ensemble de la classe politique gabonaise qui pense vraiment être de l’opposition. Qu’attendez vous pour vous lever pour libérer totalement notre pays ? Laurence Ndong, vous n’allez rien obtenir e faisant cavalière seule. C’est l’union qui fait la FORCE. Tant que vous n’allez pas comprendre ça, ke Gabon ne se libérera jamais.

    Triste aussi de constater qu’il y a toujours des gabonais qui se laissent acheter comme les chrétiens protestants ou certains hommes politiques. Pitié de vous. A Ntare Nzame !! Vous n’avez même plus HONTE d’agir de la sorte. A Ntare Nzame !!

    QUAND VOUS ALLEZ ENFIN VOUS METTRE ENSEMBLE POUR METTRE FIN À CE RÉGIME, LE QUAI D’ORSAY NE POURRA PAS S’Y OPPOSER, NI TOTAL, ENCORE MOINS LE RIGOLO ROITELET DU MAROC. C’EST ENSEMBLE QUE LA LIBÉRATION DU GABON SE FERA. CONSTRUISONS CETTE UNITÉ ET LIBERONS LE GABON POUR LE PLUS GRAND BONHEUR DE NOS ENFANTS ET PETITS-ENFANTS. ILS NOUS SERONS DEMAIN TRÈS RECONNAISSANTS POUR ÇA.

  4. Serge Makaya dit :

    Matha, Mborantsuo et les Bongo-Valentin, dites-moi, quand vous allez MOURIR votre CERCUEIL ne va t’il pas entrer dans une de ces églises que vous persecutez ? A Ntare Nzame !! Pauvres gens que vous êtes. Pitié. Dieu merci que les chrétiens sont bons. Ils vont vous pardonner vos SALETÉS.

  5. Binet dit :

    Vraiment qu’elle pays ,que devient le Gabon quand un ministre de la santé traîne le peuple derrière lui on ne parle pas du Corona, par ce que c’est le ministre popopopopo 😪😪😪🥵🥵🥵🥵

  6. bassomba dit :

    Les déçus sont ceux qui avaient espéré un affrontement physique entre les forces de l’ordre et les fidèles catholiques, heureusement Dieu est au contrôle.

  7. Milangmissi dit :

    Un pays où au moins 95% des autochtones sont chrétiens le président ne doit jamais être musulman voilà les faits.
    Ce pays va être secoué à causes des idioties des pdgistes, les catholiques sont des gens très dangereux.
    Ils ont secoué leurs égrégore mystique et il y aura des retombées.
    Comptons les jours

  8. Serge Makaya dit :

    Je m’adresse au père Paul Mba qui ose critiquer les chrétiens dans sa page Facebook. La critique est aisée. Vous connaissez l’adage. Vous faites savoir que les chrétiens auraient pu célébrer leurs messes à des carrefours ou des stades comme au collège Bessieux. Pourquoi c’est maintenant que vous faites cette proposition aux chrétiens et pas avant le dimanche 25 ? Vous même, n’êtes vous pas un chrétien ? C’est trop facile votre critique qui ne tient pas du tout la route. A Ntare Nzame !!! Pitié pour vous qui avez flirté aussi avec ce régime pourri des Bongo. Il vaut mieux pour vous vous taire que d’écrire des bêtises SVP.

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