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L’état de santé de l’ancien directeur de cabinet du président de la République, Brice Laccruche Alihanga, est de plus en plus préoccupant. Sorti de prison il y a quelques jours, l’ancien député de Bolossoville (Minvoul), Bertrand Zibi Abeghe, de passage, le 19 septembre, au siège de SOS Prisonniers, a tiré la sonnette d’alarme. Il invite les autorités à remettre en liberté l’ancien collaborateur d’Ali Bongo.

Bertrand Zibi demande la libération de Brice Laccruche Alihanga dont la santé est préoccupante. © D.R.

 

Incarcéré depuis près de trois ans à la prison centrale de Libreville pour des soupçons de détournements de fonds, l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo serait dans un état critique. En visite de remerciement au siège de SOS prisonniers, le 19 septembre, l’ancien député démissionnaire du Parti démocratique gabonais (PDG),  Bernard Zibi Abeghe, a interpellé les pouvoirs publics, les invitant à remettre en liberté l’ancien proche du chef de l’État, Brice Laccruche Alihanga.

«L’état de santé de Brice Laccruche Alihanga s’est totalement dégradé. Ce petit frère est en train de mourir à la prison centrale de Libreville. J’interpelle solennellement les autorités de ce pays. Quoi que Brice Laccruche Alihanga ait fait, il a droit à un peu d’humanisme» a-t-il dit avant de préciser : «Je l’ai vu, il y a moins d’une semaine. Laccruche que vous voyiez a perdu près de 27 kg. Il n’est plus qu’une loque humaine.»

«Pourquoi garder quelqu’un qui est en train de mourir seul dans un cachot ?» interroge celui qui a lui-même recouvré la liberté le 13 septembre dernier. l’appel à l’endroit des pouvoirs publics en vue de sa libération.

Tout en appelant à la libération de l’ancien DCPR, l’opposant a dévoilé les conditions de détention à la prison centrale de Libreville, expliquant que celles-ci sont épouvantables. Il s’est notamment attardé sur le cas du quartier dit «Chine populaire» qui compterait plus de 800 détenus pour un seul WC. Il a également évoqué la surpopulation carcérale dans cette maison d’arrêt, précisant qu’elle avoisinerait les 4000 prisonniers alors qu’elle avait été construite pour accueillir 350 pensionnaires.

 

 
GR
 

2 Commentaires

  1. Moundounga dit :

    Bjr. Rien que le dernier paragraphe vous donne ceci: 800 personnes pour un (1) wc. Non seulement cela, on est même pas capable sémantiquement de caricaturer un espace aussi sale
    en vocab de gabao(pourtant très riche près de 80 ethnies). On préfère choisir « chine populaire ». Vous imaginez 800 bonhommes se bagarrant pour vider le boyau. Seigneur DIEU tout puissant qui a Droit et qui n’a pas. Comment on peut être aussi méchant en ne sachant même pas condamner des gens. Qui a dit qu’être en tôle signifie:

    1-Ne pas se laver
    2-Ne pas lire
    3-Ne pas manger
    4-Ne pas prier
    5-Ne pas boire
    6-Ne pas manger
    7-Et dans le cas d’espèce ne pas uriner ou faire les selles

    N.B: un IMC (indice de mase musculaire) en déficit ou perte nutritionnel et psychologique de 27kg équivaut par défaut à une personne avoisinant naturellement les 70 à 80 kilos. En gros 40% du poids du corps. Messieurs sortez ce Monsieur….sinon DIEU vous punira puissamment. Amen.

  2. FINE BOUCHE dit :

    Lorsque Brice Laccruche était aux affaires s’est- il soucié de la condition de vie carcérale des personnes condamnées voir parfois injustement condamnées ? Lorsqu’il avait l’oreille de Mr et Mme Bongo a-t-il œuvré et interpellé les pouvoirs publics pour les droits humains en milieu carcéral. Je ne vois pas tous ces grands « dignitaires » du pays dénoncer publiquement le système inhumain dans lequel ils envoient eux mêmes des gens qui leur font de l’ombre. Ils ne remettent jamais en cause un système qui les protège pour leur enrichissement personnel. La justice est sois disant aux bottes de ceux qui ont le bras long. Donc Laccruche qui les avaient très très très longs (toute la république à fléchi le genou devant lui) aurait pu y remédier un temps soit peu, mais engoncé dans ses abacos et son impunité naissance il en a oublier les véritables fondements servir le peuple et non lui distribuer du XAF pour en faire une cour.

    Toutefois je dénonce les conditions de vie inhumaine quelques soit les torts qu’un individu puisse causé à la société. Un état de droit ne devrait pas se le faire rappeler sans cesse.

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