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Diffusée à partir du lundi 15 juin sur Canal+, la série «Cacao» de l’Ivoirien Alex Ogou, réalisateur de «Invisibles», met en scène la rivalité de deux clans, les Desva et les Ahitey, qui se battent pour le contrôle de la production et du négoce cacaoyer de la région de Caodji. Aussi charmant qu’impitoyable, Élie Desva, patriarche de l’une des deux familles, est incarné par le Gabonais Serge Abessolo qui revient dans l’interview ci-après sur les conditions du tournage de cette série de 15 épisodes de 50 minutes chacun.  

Serge Abessolo (en lunettes) et son rival dans la série « Fargass » Atoukora Assandé alias Jean Ahitey. © D.R.

 

Gabonreview : Le 15 juin prochain, commence la diffusion sur Canal+ de la nouvelle série «Cacao» réalisée par Alex Ogou dans laquelle vous tenez l’un des rôles principaux. À quoi doivent s’attendre les téléspectateurs ?

Serge Abessolo : Avec Cacao, les téléspectateurs doivent s’attendre à une série très passionnante, très captivante qui les maintiendra en haleine tout au long de chaque épisode. D’autant plus que c’est une histoire avec une suite logique. Il faudra donc la suivre attentivement pour que vous ne vous perdiez pas lorsque l’on passe d’un épisode à un autre.

Vous jouez le rôle d’Élie Desva. Qui est donc ce personnage ?

Élie Desva est un patriarche, patron de la Desva S.A. Il s’agit d’un homme élégant, un gentleman, mais également très autoritaire, et qui peut devenir assez cynique dès lors qu’il s’agit de la conservation de son pouvoir.

Serge Abessolo, alias Elie Desva. © D.R.

Comment avez-vous obtenu ce rôle, et selon vous, pourquoi avez-vous été choisi pour l’incarner ?

J’ai obtenu ce rôle en participant à un casting. Il faut rappeler que plusieurs structures de production confient le casting à des boîtes spécialisées. Pour ma part, j’ai reçu un mail d’une dame, Mme Ouatara, qui m’avait vu dans le film « Le mec idéal » et avait trouvé que j’avais la tête du personnage d’Élie Desva. Elle m’a donc envoyé le scénario en me demandant de faire une courte vidéo dans laquelle je jouerais des textes qui m’avaient été envoyés. C’est vrai que quand je me suis regardé, je me suis dit que je ressemblais quand même à Élie Desva. C’est un peu moi, ce type (rires).

Dans quelles conditions a été tournée cette série ?

La série a été tournée dans de parfaites conditions, dès lors que c’était une création originale. Donc toutes les conditions avaient vraiment été mises en place pour que le travail des acteurs et des techniciens se fasse le mieux possible.

J’aimerais d’ailleurs profiter de l’occasion que vous m’offrez pour rendre hommage à deux techniciens qui nous ont quittés pendant le tournage, notamment le Chef machiniste, Yamboulian Thierry Kafando, qui était de nationalité burkinabé et l’Ivoirien Vincent de Paul Ndri. Ces deux hommes étaient très réputés dans leur secteur d’activité. Nos rencontres ont été courtes, mais très enrichissantes.

Quelle est la vie de Serge Abessolo depuis le début de la pandémie du Covid-19 ?

Depuis le début de la pandémie, comme la plupart des gens, je suis à la maison quand je n’ai vraiment rien à faire hors de chez moi. Je me suis remis à la lecture. Et actuellement je lis un livre dont le titre est « Condamnés à Réussir« , écrite par la Gabonaise Iselle Akwoue. Mais je participe aussi à quelques tâches de ménage à la maison, je danse avec ma fille… Vivement la fin de tout ça pour qu’on reprenne une vie normale.

Des projets dans le domaine du cinéma ?

Oui, j’ai des quelques projets qui sont assez intéressants d’ailleurs. Et pour la plupart, les diffuseurs sont déjà connus. Il y en a un ici au Gabon et un autre à Dakar, au Sénégal. Si tout se passe bien, normalement je devrais reprendre le tournage en août prochain. Mais en attendant, je fais la lecture des scénarios qui sont au frigo comme on dit.

Interview réalisée par Griffin Ondo Nzuey 

 
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