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La semaine écoulée, le programme CAFI (Initiative pour les forêts d’Afrique centrale) a fait l’objet d’une communication dans le chef-lieu du Woleu-Ntem, organisée par le Conseil national climat (CNC) dans l’objectif de sensibiliser les populations ainsi que les cadres de la province sur les ambitions dudit programme qui vise une meilleure préservation de l’environnement et la gestion de certains conflits.

Photo de famille au terme du premier atelier de communication à Oyem, le 18 décembre 2020. © D.R.

 

Quelques participants, dont le maire d’Oyem (1er rang, 2e en partant de la gauche). © D.R.

En prélude à celui prévu le 23 décembre prochain dans la même ville, le premier atelier d’information et de sensibilisation sur l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI) a eu lieu le vendredi 18 décembre au gouvernorat du Woleu-Ntem, à Oyem, en présence du gouverneur Jules Djeki, des élus locaux, des agriculteurs et des cadres administratifs de la localité. Organisé par le Conseil national climat (CNC), cet atelier visait à sensibiliser les participants sur les ambitions dudit programme, tout en leur présentant ses deux composantes :  le Plan national d’affectation des terres (PNAT) et le Système national d’observation des ressources naturelles et forestières (SNORNF), dont l’élaboration et la mise en œuvre sont assurées par le programme CAFI.

Expliquant les missions spécifiques du PNAT, Davy Onomori Mboumba l’a présenté comme «un processus de planification de l’affectation du territoire par lequel le gouvernement établit et véhicule ses orientations en matière de gestion rationnelle des terres et des ressources du domaine de l’État». À travers ce programme, a précisé le secrétaire permanent adjoint du CNC, le Gabon réaffirme son engagement dans la protection de l’environnement, la promotion du développement durable et la lutte contre les effets du changement climatique.

«Nous qui gérons au quotidien les territoires, nous faisons face à plusieurs conflits, notamment dans le domaine foncier. La mise en place du PNAT permettra de résoudre cette question de manière durable», a réagi Jules Djeki, le gouverneur de la province du Woleu-Ntem.

En vue d’une meilleure élaboration et de la mise en œuvre effective de ces deux composantes, le CNC envisage de lancer plusieurs activités sur le terrain, pour appuyer les ateliers de communication et les consultations prévues dans toutes les localités du pays dans les prochains mois. Le Conseil prévoit, entre autres, de procéder au recrutement de référents locaux, de créer des centres d’information dans chaque préfecture du Gabon, d’établir la cartographie villageoise participative de l’utilisation des terres et des régimes fonciers.

Après l’étape d’Oyem, les ateliers de communication se poursuivront dans les différents départements du Woleu-Ntem avant de s’étendre sur toute l’étendue du territoire national. Ceux-ci s’inscrivent dans le cadre des travaux de la Commission nationale d’affectation des terres (CNAT) et répondent aux principes de transparence, d’inclusivité et de participation, conformément aux exigences du programme CAFI.

 
GR
 

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