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Le président de la Fédération gabonaise de football s’est expliqué sur la situation vécue par l’équipe gabonaise le 16 novembre en Gambie. Après avoir fustigé ces méthodes éculées menées, selon lui, par le Vice-président de la Fédération gambienne de football, Pierre-Alain Mounguengui dit placer sa confiance en la Confédération africaine de football pour prendre des sanctions qui s’imposent.

Le président de la Fegafoot s’en remet à la Caf pour prendre des sanctions appropriées contre la Gambie. © Gabonreview

 

Trois jours après l’accueil mouvementé réservé aux Panthères du Gabon en Gambie, où elles s’étaient rendues pour disputer la 4e journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations, le Gabon s’en remet désormais à la Confédération africaine de football pour prendre des sanctions.

À la faveur d’une conférence de presse, le président de la confédération gabonaise de football a dit mettre toute sa confiance en l’instance faitière pour sanctionner ces comportements éculés. «La Caf est une instance responsable. Elle dispose d’une commission de discipline. Nous l’avons déjà saisie. Elle va examiner l’affaire. Il revient à elle de prendre des sanctions qui s’imposent pour que ces comportements d’un autre âge ne se répètent plus au 21e siècle» a déclaré Pierre-Alain Mounguengui.

Le président de la Fegafoot  affirme disposer de toutes les preuves de maltraitance  infligée à la délégation gabonaise. «Nous avons des images et beaucoup d’élémentsAu cas où la décision de la Caf ne nous arrangerait pas, nous pourrons explorer d’autres voies de recours. On peut saisir le jury d’appel. Parce que l’image de l’Afrique a été ternie par ce qu’il s’est passé en Gambie. Lorsqu’un athlète a pris des stupéfiants pour remporter une médaille et qu’on découvre à la fin, on doit lui retirer sa médaille», a-t-il indiqué.

Pour lui,  «les Gambiens ont usé des méthodes peu orthodoxes pour affaiblir nos joueurs. Si la caf tient compte de tous ces éléments, il y a un vrai problème d’éthique. Nos joueurs ont joué diminués du fait de ces pratiques».

S’agissant des accusations de maltraitance infligée aux Gambiens à Libreville, le président de la Fegafoot a balayé d’un revers de la main ces allégations. «Les mesures gouvernementales en matière de la lutte contre le Covid-19 sont claires. Elles imposent à tout passager à destination du Gabon de passer un test à l’arrivée à Libreville, et c’est ce à quoi les Gambiens ont été soumis». Par ailleurs, Pierre-Alain Mounguengui dit avoir sollicité des autorités, des facilités pour que l’équipe gambienne ne mette pas du temps à l’aéroport et puisse passer les tests à l’hôtel. Mieux, le Gabon a affrété un avion pour que la délégation gambienne se rende dans les meilleures conditions à Franceville. «Si nous étions comme eux, on aurait aligné leurs joueurs à l’aéroport», a lancé le président de la Fegafoot.

En revanche, le protocole sanitaire établi par l’Etat gambien n’imposait aucunement à la délégation gabonaise de passer le test. C’est pour cette raison que la délégation gabonaise n’a pas accepté de passer les tests. D’autant qu’avant de rallier la Banjul, tous les membres de la délégation disposaient de leurs tests réalisés par le docteur Jean-Marie Angoue Mba. Par ailleurs, le ministre des sports, Franck Nguema, et les précurseurs mandatés n’avaient pas été soumis aux tests. «Alors, pourquoi deux poids deux mesures?», s’est interrogé Pierre-Alain Mounguengui

Ce dernier est formel, tous ces écarts ont été orchestrés «par le Vice-président de la Fédération gambienne de football. Ce général d’armée a usé des méthodes terroristes pour affaiblir nos joueurs. Ces pratiques n’ont pas sa place dans le football». Pierre-Alain Mounguengui espère que la  Caf prendra des décisions qui s’imposent.

 

 
GR
 

1 Commentaire

  1. Jean-Bosco MOUGNIGUI dit :

    La victoire des Panthères du Gabon sur papiers!

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