" " ‘’Capellogate’’ : Trois encadreurs de football en détention préventive | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |
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Les anciens entraîneurs de l’USM, Triphel Mabicka dit coach Kolo, du TP Akwembé, Franz Orphée Mikala Bika, et de l’équipe nationale U17, Patrick Assoumou Eyi alias Capello, ont été inculpés ce jeudi 30 décembre 2021 par le juge d’instruction, à l’issue de leur audition dans le cadre du scandale de pédophilie qui agite le milieu sportif gabonais.

Fin d’année sombre pour Patrick Franz Orphée Mikala Bika, Assoumou Eyi alias Capello et Triphel Mabicka dit coach Kolo. © Montage Gabonreview/L’Union

 

L’année 2021 s’achève, au Gabon, avec le placement en détention préventive, par le juge d’instruction qui les a auditionnés, de trois des dirigeants de football cités dans le scandale d’homosexualité, de pédophilie et d’abus sexuels qui secoue, de façon générale, le milieu sportif gabonais. Il s’agit de l’ancien sélectionneur national des moins de 17 ans et apparemment chef de file du réseau, Patrick Assoumou Eyi alias Capello, de l’ex-entraîneur de l’Union sportive O’Mbilanziami (USM), Triphel Mabicka dit coach Kolo, et l’ancien technicien du Tout-Puissant Akwembé, Franz Orphée Mikala Bika.

Dans la foulée, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, André Patrick Roponat, a donné un point presse pour préciser les chefs d’accusation portés à l’encontre des trois encadreurs : «viols sur mineurs, tentative de viol, agression sexuelle, atteinte aux mœurs et mise en danger de la vie d’autrui». Ajoutant que ces délits sont prévus et punis par les articles 6, 249, 256, 257, 261 et 281 du Code pénal nouveau.

Aussi, a-t-il rassuré les Gabonais, les victimes et les familles de celles-ci que l’enquête ouverte à cet effet et confiée à la fois à la Police judiciaire (PJ) et à la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire (DGCISM) se poursuit.  Étant élargie aux autres disciplines sportives, c’est dans ce sens qu’intervient l’interpellation, lundi 27 décembre dernier à l’ancienne-Sobraga, de Me Martin Aveira alias Chaka.

Ce triste dossier a été révélé le 16 décembre par le média anglais The Guardian, grâce à une enquête menée par Romain Molina, pensant deux ans et demi. Le journaliste français dit avoir recueilli une dizaine de témoignages avant de rendre publique sa conclusion glaçante. Dans celle-ci, rapporte-t-il,  «plusieurs centaines de jeunes joueurs accusent leur formateur Patrick Assoumou Eyi de les avoir agressés sexuellement». Selon ce média, ‘’Capello’’ est accusé d’avoir «violé, formé et exploité» de nombreux garçons quand il était sélectionneur des moins de 17 ans du Gabon, jusqu’en 2017, et même lorsqu’il a pris les commandes de la direction technique de la Ligue de football de l’Estuaire.

Le réseau remonte aux années 1990, ajoute The Guardian, qui précise qu’il s’agirait de plusieurs centaines de victimes rien que pour ces hommes qui auraient fourni d’autres joueurs mineurs à d’autres personnalités du football gabonais, voire politique.

Si Patrick Assoumou Eyi a été interpellé le 20 décembre dernier à Ntoum, par la Police judiciaire, Triphel Mabicka a été pris en flagrant délit, le jour de fête de la Nativité, dans la chambre d’une structure hôtelière située au PK 7, avec deux garçons âgés respectivement de 19 et 22 ans, selon des sources judiciaires. Quant à Franz Orphée Mikala Bika, il s’était rendu lui-même à la police.

Lors de son point presse, le procureur de la République a invité les victimes présumées à se signaler au parquet ou directement aux services désignés pour mener l’enquête en cours. «Qu’elles soient rassurées, l’anonymat de leurs identités sera préservée vis-à-vis du grand public, et la peur de représailles ou le sentiment de honte ne doit pas constituer des obstacles dans leurs consciences car, force doit rester à la loi et les torts causés doivent être réparés», a-t-il lancé en conclusion.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. Lemacom dit :

    « Triphel Mabicka a été pris en flagrant délit, le jour de fête de la Nativité, dans la chambre d’une structure hôtelière située au PK 7, avec deux garçons âgés respectivement de 19 et 22 ans, selon des sources judiciaires » Ils sont majeurs, l’homosexualité est depenalisée au Gabon. Rien que pour ces faits, Triphel Mabicka doit-il être condamné ? Je ne suis pas juriste. Merci d’éclairer ma torche d’okoumé !

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