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Du confinement partiel et géographique du Grand Libreville au port obligatoire du masque de protection, en passant par la distanciation physique et les horaires du couvre-feu, les mesures gouvernementales de prévention et de riposte contre le Covid-19 restent maintenues ce lundi 11 mai dans les mêmes termes que pendant l’état d’urgence. Les autorités gabonaises annoncent par ailleurs qu’elles pourraient être amenées à les durcir selon l’évolution de la situation épidémiologique du pays.

Après en avoir annoncé la fin, le gouvernement informe qu’il conserve toutes les mesures de l’état d’urgence (photo du porte-parole). © Com. gouvernementale

 

Comme pour mettre fin au débat, tout en répondant aux interrogations suscitées par l’annonce vendredi de la fin de l’état d’urgence sanitaire déclaré quatre semaines plus tôt par le président de la République, Edgar Anicet Mboumbou Miyakou précise ce lundi que «la fin de la période de l’état d’urgence ne signifie pas que la pandémie est éradiquée». Le porte-parole du gouvernement en veut pour preuve «l’augmentation exponentielle des cas de contamination connus». Aussi, invite-t-il les populations à «l’observation plus rigoureuse des gestes barrières de protection obligatoires».

Passée de la «simple obligation de moyen» à l’«obligation de résultat», la lutte menée par les autorités gabonaises contre le Covid-19 repose donc sur la même stratégie que celle adoptée pendant l’état d’urgence. En clair : du confinement partiel et géographique du Grand Libreville au port obligatoire du masque de protection dans les lieux et espaces publics, en passant par la distanciation physique et les horaires du couvre-feu, le gouvernement garde tout de l’état d’urgence.

Mieux, mettant une nouvelle fois en garde les populations quant au relâchement observé ces dernières semaines et confronté à l’exigence de résultat imposé par le président de la République lors du dernier Conseil des ministres, le gouvernement prévient qu’il pourrait être amené à «durcir les restrictions prévues par les textes en vigueur». Il attend cependant l’adoption par le Parlement du projet de loi fixant les mesures de prévention, de lutte et de riposte contre les catastrophes sanitaires proposé vendredi par le ministre de l’Intérieur.

 
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4 Commentaires

  1. Kombila dit :

    Vous êtes sérieux ? Avez penser à la population en matière de risques causés par cette décision ?

  2. Gina Magangue dit :

    Pour ma part,j’aimerais juste savoir si celà signifie qu’on retourné en cours ou pas.

  3. Richie Madjoubi dit :

    Finalement, <> signifie quoi en petit français! Je ne comprends rien de cette expression! Concretement, que fesions nous durant <> que nous ne ferions plus depuis que cela a été annoncé? Le maintien des mesures barrières, je suis d’accord. Mais, n’est-il pas possible respecter les mesures barrières tout en reprenant certaines activités? Notamment, les travaux de refecfion des voies urbaines!

    Trop de routes foutues à Port-Gentil et dans le GABON!

    Cette situation fait chier le monde! La vie doit et peut reprendre son cours normal tout en respectant les mesures barrières! Si on rapatrie des citoyens dans leur pays d’origine, on peut tout de même reprendre les déplacements inter urbains et régionales des personnes! Avez-vous imaginez un seul instant ce que vouloir sans pouvoir peut engendrer si les êtres humains ne se déplacent plus selon leur désir, leur souhait ou leur moyen? Franchement!

  4. bill ngana dit :

    Je trouve tout de même consternante l’attitude du Copil dans la gestion de cette affaire de Covid-19. Alors qu’il y a de plus en plus de contaminations au Gabon, davantage de morts aussi selon leurs propres déclarations, je ne vois pas les mesures pratiques qu’ils prennent pour mettre fin à cette situation, à part chanter le refrain peu coûteux des gestes barrières. Certes, elles ont leur importance mais, à mon humble avis, suffisent-elles vraiment à elles toutes seules ? La maladie est là et se propage à un rythme effréné ; parallèlement, on nous annonce quelques cas de guérisons obtenues à partir de quelle(s) molécule(s) ? Au Cameroun voisin, de nombreux tradi-thérapeutes soumettent à l’Etat leurs remèdes à base de produits naturels locaux et c’est ainsi que le traitement proposé par le Mgr Métropolitain de Douala, par exemple, permet de guérir les patients en moins d’une semaine. Dès lors, là-bas, le nombre de cas de contamination s’établit selon une courbe descendante. Au Gabon, on se contente d’annoncer des cas de guérison sans trop savoir avec quoi les médecins (qui se plaignent publiquement de manquer d’équipements de protection), guérissent leurs malades (qui se plaignent de ne pas recevoir de traitement), ni comment ces médecins administrent ce traitement, puisqu’ils refusent catégoriquement d’approcher les malades de peur de contracter la maladie. Le cas d’un professeur de lycée et collèges, admis à l’hôpital récemment pour un vulgaire problème de diabète, serait mort pour n’avoir pas reçu son traitement ni de diabète ni de Covid-19. Alors, on se demande pourquoi le Copil, à défaut de trouver des médicaments locaux à moindre coût, persiste à ne pas vouloir se tournes vers les pays voisins tels Madagascar ou le Cameroun, qui administrent leurs produits sans difficultés ? Vous avez dit catastrophe sanitaire ?

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